L’AACLE présente au Mémorial Jean MOULIN à Salon-de-Provence le 27 mai 2026
Deux soleils brillaient ce mercredi 27 mai 2026 dans le ciel de Provence. Au loin, la ligne musicalement céleste des contreforts des Alpilles dessinait sa partition enchantée. Au premier plan, un feu d’artifice éclatant d’or et de printemps dans une éclosion de genets flamboyants. Au dessus des deux, couronnant les monts et les fleurs, le magnifique Mémorial élevé en l’honneur de Jean Moulin, premier président du Conseil National de la Résistance, et de ses camarades de combat clandestin, dressait ses bras vers le ciel. C’est lui le second soleil de cette journée de commémoration. Le second ? Non, le premier.
Le 27 mai 1943, il y a 83 ans, Jean Moulin réunissait pour la première fois le Conseil National de la Résistance dans Paris occupé.
Commémoration et Hommage
La République aime les commémorations et les hommages. Ils empêchent parfois de voir la réalité du présent. Ils ont cependant l’avantage de manifester une cohésion dans une vibrante reconnaissance des héros disparus. Alors que notre présent précisément en manque et en attend.
Mais revenons à notre héros du jour : Jean Moulin. Et à tous ceux qui l’ont accompagné dans la Résistance pour que vive la France. Le soleil scintillant sur le bronze patiné du monument se reflétait sur les parements or du sous-préfet d’Aix-en-Provence, monsieur Gatibeau, rappelant que notre héros appartenait lui-même au corps préfectoral.
« Pour quelle raison la partie basse de la statue est-elle plus brillante que la partie élevée ? »
« Le mémorial a subi une attaque. Des individus ont voulu le scier ! »
« Quel outrage ! »
« Cette partie plus brillante (voir photo) est la résultante de la réparation effectuée ».
« À quelle date la statue-hommage a t-elle été dressée ? »
Le président du Mémorial, monsieur Damien Aubert, me répond :
« Elle devait être installée en 1968 mais … certains événements en ont reporté la date. Elle fut dressée en 1969. Entre-temps elle a été conservée sur la Base aérienne 701 de l’Armée de l’Air et de l’espace de Salon-de-Provence ».
Damien Aubert, également élu de Grans, venait, comme monsieur Gatibeau, sous-préfet d’Aix-en-Provence, de délivrer en son discours un message de haute teneur devant les délégations présentes, les représentants en arme de la Base aérienne et un public attentif, en particulier les élèves des lycées Empéri, Adam de Craponne et les élèves de la Présentation.
Il convient de relever, notamment, la présence de monsieur Nicolas Isnard, maire de Salon-de-Provence et président de la Métropole, de madame Jacqueline Guglielmetti née Delas, ancienne membre du Bureau de l’Ordre National du Mérite des Bouches-du-Rhône (ANMONM) et de son époux, ainsi que de madame Danièle Bermond, co-fondateur du Comité régional Jean Moulin. Les pères respectifs de mesdames Guglielmetti et Bermond avaient glorieusement rallié les Forces de la France Libre (FFL). Bernard Bermond œuvra avec force pour l’édification du monument, réalisation en bronze noir du sculpteur Marcel Courbier.
À l’issue de la cérémonie remarquable, des discussions bienvenues et chaleureuses s’établirent entre les deux représentants de l’AACLE, madame Fabienne Montiès, le commissaire de la marine Jean-Noël Beverini et les autorités précitées. N’omettons pas de citer la présence du maître-principal Jean-Pierre Scalès, fidèle président des porte-drapeaux et celle du vice-président des Anciens Combattants du Pays Salonais, lui-même porte-drapeau, coiffé du béret vert, chemise frappée de la grenade à sept flammes et cravate légion.
Madame Jacqueline Guglielmetti (chemisier vert) et son époux ; à sa droite le président Aubert (costume bleu), le commissaire Beverini (costume sombre) et le docteur Michel, devant le Mémorial. Au premier plan les gerbes déposées. (Photo Fabienne Montiès)
Les représentants de l’AACLE, disons-le, ont été particulièrement heureux de participer à cet hommage. Honorer Jean Moulin et ses compagnons de combat est plus qu’un devoir.
Le grand naturaliste Buffon affirmait :
« L’homme a de la force et de la majesté ».
Si cela n’est pas vrai pour tous, Jean Moulin eut cette force et cette force morale lui donna cette majesté qu’exprime aujourd’hui la statue élevée en son honneur.
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