Maison Blanche - Marseille : l’heure du renouveau
Pour la mairie de Maison Blanche à Marseille qui regroupe les neuvième et dixième arrondissement de Marseille, c’est à la fois l’heure de la reprise et du renouveau. Depuis trois ans en effet la superbe bastide des quartiers sud était quasiment à l’arrêt, faute de capitaine, le maire de l’époque ayant pris ses distances avec le milieu politique. Seuls les agents administratifs et territoriaux ont tenu la machine à bout de bras pour ne pas pénaliser les citoyens marseillais de ce secteur. Eléonore Bez leur a d’ailleurs rendu un hommage solennel le mercredi 9 septembre à 18 heures dans la salle des mariages de la mairie à l’occasion de son discours de rentrée.
« Ce secteur, c’est notre joyau, a dit avec flamme la nouvelle élue de droite, c’est un bien fragile dont il faut prendre soin. C’est ici que nous prêterons une oreille attentive aux doléances de nos concitoyens, de tous nos concitoyens, car nous avons la conviction que le combat politique se mène au plus près du peuple et de ses revendications légitimes. Ici, à Maison Blanche, a-t-elle assuré, ce sera la mairie du réel, la mairie du système « D », celle des Mac Gyver de la politique, la maison du peuple ».
Cette référence à la vedette télévisée Mac Gyver qui utilise son intelligence et sa malice pour venir à bout de tous les problèmes à l’aide de son couteau suisse est très pertinente si l’on veut bien se souvenir que les mairies de secteur à Marseille n’ont qu’un pouvoir très limité au regard de celui de la mairie centrale tenue à Marseille par un conglomérat hétéroclite de socialistes, écologistes et gauchistes. Autrement dit, les nouveaux élus RN et UDR d’Éric Ciotti sont avertis : on ne vous fera aucun cadeau !
Eléonore prévient à mi-voix le maire de Marseille : « nous serons sur tous les fronts, nous porterons les voix des citoyens, ici ce sera la maison commune. Efficacité, proximité, identité, sont les valeurs qui nourriront notre action quotidienne dans les prochaines années ». On ne peut que souhaiter « bon courage » à Madame Le maire et à son premier adjoint Blaise Rosato, chargé de la sécurité, car ils vont se heurter sur le Vieux-Port à un véritable mur d’incompréhension et de sectarisme.
Ce discours très applaudi rappelait ceux du « bon vieux temps » où le député Guy Teissier (LR) était le maire indétrônable de ce secteur : ordre, sécurité, responsabilité, liberté. Blaise Rosato a exalté lui aussi ces valeurs républicaines qui correspondent à celles prônées par une majorité de Marseillais, quelles que puissent être leurs opinions politiques. « Nous assumerons le besoin de sécurité des Marseillais, a-t-il souligné, l’insécurité n’est pas un sentiment, c’est une réalité quotidienne. Et nous lutterons pied à pied pour rétablir l’ordre dans nos quartiers. »
« Bien sûr, est convenu M. Rosato, une mairie de secteur n’a pas les moyens d’assurer la paix publique mais notre rôle est de faire remonter les doléances de nos administrés et de suivre les dossiers jusqu’au bout. Plus personne ne pourra dire : « on ne savait pas ». On ne se renverra plus les responsabilités avec la mairie centrale. Les Marseillaises et les Marseillais doivent se sentir en sécurité quand ils rentrent chez eux, quand ils sortent, quand ils circulent ou cheminent sur les trottoirs. Nous ne laisserons rien passer. Quant aux voitures-ventouses qui demeurent stationnées des mois et des mois sur les espaces publics, nous les ferons enlever et mettre en fourrière ».
Pour mieux signer ce renouveau, Eléonore Bez et Balise Rosato ont dévoilé le nouveau logo de la mairie symbolisé par une flèche bleu…marine ascendante. Auparavant, Mme Sophie Arrighi, conseillère municipale et métropolitaine avait opportunément rappelé l’histoire de cette bastide magnifique de « Maison Blanche ». Celle d’une bastide majestueuse construite par un riche négociant marseillais, un havre de paix de six hectares avec rivière et lac au cœur de Marseille. La mairie a acquis ce bien précieux en 1978 et a peuplé son immense jardin de magnolias, de tulipiers, figuiers, platanes, cèdres, séquoias et de toutes sortes d’essences méditerranéennes. Cette bastide est un des derniers témoignages de de notre histoire provençale et d’un Marseille qui a disparu. Voilà pourquoi Mme Bez a promis d’en prendre le plus grand soin.
Un troisième « poids lourd » de la politique marseillaise, Laure-Agnès Caradec, petite-fille de l’ancien président de l’OM Marcel Leclerc, qui a rejoint les troupes d’Eric Ciotti et de l’UDR, était présente à cette manifestation de rentrée et elle n’a pas caché sa satisfaction : « Je me retrouve au sein d’une famille politique dont les convictions sont celles que j’ai toujours défendues avec les Républicains, confie-t-elle. Immigration, insécurité, pouvoir d’achat, je pense avoir fait le bon choix. »
José D’Arrigo –
Les personnalités présentes ou invitées : Olivier Fayssat, député, Jean-Baptiste Rivoallan, pionnier de l’union des Droites à Marseille, Frédéric Leroux, lieutenant-colonel Petry, colonel Larchet, Marc-Antoine Ponelle, Sophie Arrighi, Monique Griseli, Sandra Avocadro, Caroline Sicard, Samuel Benhamou, Marie-Laurence Posteau, Thibaut Charpentier, Arnaud Keller, Thomas Bonnand, Bruno Gironis, Hélène Brun, Stéphane Collet.
Le lieutenant-colonel Constantin Lianos, président de l’association des anciens combattants et amis de la Légion Etrangère était représenté par votre serviteur.
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