Commémoration du 111e anniversaire du génocide arménien à Marseille en présence du Premier ministre
Discours de Monsieur Sébastien LECORNU, Premier Ministre
Commémoration du 111ème anniversaire du génocide arménien
Mémorial du génocide de Marseille, le 24 avril 2026
Madame la ministre,
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Monsieur le préfet,
Monsieur le maire,
Madame la présidente du conseil départemental,
Monsieur le président de la métropole,
Mesdames et messieurs les élus,
Messieurs les consuls,
Messieurs les officiers généraux,
Mesdames et messieurs les responsables d’associations,
Mesdames et messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et messieurs,
Il y a 111 années, dans la douceur d’Erevan, au pied des neiges éternelles du mont Ararat, à l’ombre des clochers séculaires qui jalonnent le Caucase, au cœur d’un pays de cocagne où les histoires millénaires se chantent et se dansent au son du Kotchari :
L’horreur.
L’horreur d’un peuple pris au piège au creux des vallées qui étaient les siennes.
L’horreur de villages entiers raflés et exécutés au bord de la première rivière.
L’horreur pour des familles amassées dans leur propre foyer, que des exécuteurs ont embrasé.
L’horreur pour des milliers et des milliers de femmes violées, avant d’être abattues.
L’horreur pour des vieillards tabassés et fusillés.
L’horreur pour tous les enfants chassés, torturés, et tués sans merci, jusqu’à les chercher à coup de poignard, alors qu’ils étaient encore dans le ventre de leur mère.
L’horreur pour un peuple déporté, massacré, martyrisé, qu’un gouvernement avait voulu exterminer – je cite un télégramme officiel de l’époque – « sans égard pour les femmes, les enfants, les infirmes, […] sans écouter les sentiments de la conscience ».
Un « Grand Crime » pensé, organisé, ordonné et exécuté au mépris de toutes les lois des Hommes.
Plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants massacrés.
Un génocide.
Un crime contre l’Humanité.
*
Mais un « Grand Crime » n’efface rien :
Ni la grandeur d’un peuple ;
Ni la beauté d’une langue, d’une culture ;
Ni surtout l’histoire millénaire et tragique qui se lit encore aujourd’hui dans le regard sombre et profond des enfants de l’Arménie.
Car des enfants ont survécu.
Ils portent dans leur âme et dans leur sang, le martyr d’un peuple. Et la France, derrière eux, reconnait le génocide des Arméniens et fait vivre la mémoire de leurs ancêtres, comme nous le faisons aujourd’hui.
***
Mesdames et messieurs,
La France a agi.
Ô certes, il aurait fallu qu’elle en fasse bien plus encore pour empêcher la catastrophe.
Mais l’union sacrée entre les peuples de France et d’Arménie qui remonte au roi Léon V de Lusignan a permis de sauver des vies :
- Jaurès a réveillé les consciences à la tribune de l’Assemblée nationale.
- Clemenceau aussi, en préfaçant l’un des premiers recueils de témoignage des massacres en Arménie, qu’il appellait « notre vaillante petite alliée ».
- Anatole France, Charles Péguy, Pierre Quillard ont alerté.
Des navires de la Marine nationale ont rejoint le Moussa-Dag, où nos marins ont sauvé 4000 vies.
58 000 réfugiés arméniens ont débarqué dans le port de Marseille.
Leurs enfants y vivent encore.
Et à l’ombre des oliviers du sud de la France, la mémoire d’un peuple continue de se transmettre.
Sa grandeur aussi. Par leur énergie, leur persévérance, leur éthique aussi : les Arméniens de France se sont hissés par leur travail aux plus hauts niveaux de la société française.
Leur courage ne s’est pas tari. Et les héros arméniens de la Résistance – Manouchian en tête – l’ont mis au service de notre Patrie.
La culture arménienne se transmet toujours. Et les soirs de fête, sous le ciel du Sud, résonne souvent le kotchari que des enfants d’Arménie devenus fils et filles de France, dansent à plus de 4000 kilomètres d’Erevan.
L’Arménie a survécu.
Elle vit au creux de nos cœurs.
***
L’Arménie vivra. La France est toujours à ses côtés.
Et je le dis devant vous aujourd’hui : la souveraineté d’un pays ami ne se négocie pas.
C’est pourquoi la France soutient l’Arménie, diplomatiquement mais aussi depuis quelques temps militairement.
Des armes françaises sont envoyées en Arménie pour qu’elle puisse se défendre et se protéger.
Des militaires français forment des militaires arméniens, sur leur sol.
Parce que l’histoire entre nos deux peuples est vieille d’un millénaire.
Parce que l’amitié entre nos deux nations s’est renforcée dans les plus dures épreuves.
Parce que c’est l’Arménie.
Et parce que nous sommes la France !
Hommage aux victimes du génocide arménien !
Vive l’amitié entre la France et l’Arménie !
Vive Marseille !
Vive la République !
Et vive la France !
Échange entre Monsieur Sébastien LECORNU, Premier ministre et le Lcl Constantin LIANOS, Président de l'AACLE
Lien album photos (photos prises par l'Adj Patrick SARRAUTE, album réalisé par le Lcl Christian SABATIER
111éme commémoration du génocide arménien
Le 24 avril 2026, était commémoré le 111éme anniversaire du génocide arménien.
Ce poème veut chanter l’éternelle Arménie.
La chanter aux sons du Duduk, cette flute traditionnelle aux mélodies si magnifiques et émouvantes et du Kanôn, la harpe dont les jeunes filles jouent en la tenant harmonieusement allongée sur leurs genoux.
SIREM, ARMÉNIE
Sous la voûte romane et l’encens qui tournoie
Le Duduk pleure une nouvelle fois.
Il pleure le temps d’une Terre
Où les fruits donnèrent du sang,
Où les corps roulèrent par terre
Comme des grains qu’on va semant.
Il pleure les parfums envolés
Des jeunes filles toutes de larmes habillées.
Il pleure le visage blanc des amants
Quand le cimeterre ottoman
Trancha le fil de leurs jeunes ans.
Le Duduk vibre en saignant.
Arménie, Arménie, vieille terre chrétienne
Où le Croissant planta sa haine.
Arménie, Arménie, vieille terre biblique,
Vieux berceau de l’Arche épique.
Sous la voûte où l’encens se balance,
Le Kanôn allongé réveille souvenance
Des soirées oubliées.
Chante, Kanôn, au soleil retrouvé.
Arménie, Arménie ! Sirem, jeune Arménie,
Goûte à nouveau le miel de ta Terre bénie.
Sirem, sirem, éternelle Arménie.
À Marseille, le 24 avril 2026
Jean-Noël BEVERINI
***
Un grand merci au photographe et au réalisateur de l’album photos ainsi qu’à notre académicien pour ce très beau poème.
Lcl Constantin LIANOS, Président-fondateur de l’AACLE, de la confrérie de Saint Antoine le Grand, Abbé de la communauté Légionnaire, de Monsieur Légionnaire et ses réseaux.
***
Celui qui n’est plus ton ami il ne l’a jamais été ! (Aristote),
Tout ce qui n'est pas donné est perdu !
Texte-discours envoyé tel quel par le cabinet du Premier ministre.
Photos © Monsieur-Légionnaire
Apparu en premier sur https://monsieur-legionnaire.org le 24 avril 2026
Appeared first in https://monsieur-legionnaire.org April 24th 2026
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