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Monsieur Légionnaire

La double méprise de Camélia 

Pas de doute : Hachémi Aliouane et Zélika Riad peuvent être fiers de leur fille Camélia. Elle a bien réussi dans la chanson et au cinéma puisqu’elle a été César du meilleur espoir féminin et elle a terminé troisième de Nouvelle Star, ce qui constitue une sacrée référence. Mais elle devrait davantage mesurer ses paroles si elle veut continuer à faire carrière.

Invitée de l’émission « On n’est pas couché » animé par Laurent Ruquier, le havrais le plus navrant du PAF, la jeune femme de vingt-sept ans a cru bon de s’en prendre aux forces de l’ordre en France en des termes peu amènes : « Je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau. C’est un fait. Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic et j’en fais partie. Aujourd’hui j’ai les cheveux défrisés mais quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic, vraiment. Peut-être que si certaines mesures étaient prises plutôt que d’avoir des non-lieux en permanence, ce sont des hommes noirs ou arabes qui se font tuer, pas des blancs ».

Le ministre de l’Intérieur a condamné « sans réserve » ces propos haineux et caricaturaux à l’encontre de la police nationale mais il n’a pas déposé de plainte pour défendre l’honneur des milliers de policiers diffamés par la jeune chanteuse. Le problème de la jeune Camélia, c’est qu’elle commet une double méprise : en s’en prenant à des policiers qui interviennent souvent en banlieue ou dans les  cités hostiles ou réfractaires de notre république, des lieux où ils ne sont pas les bienvenus parce que leur présence gêne toutes sortes de trafics, elle se trompe de cible. L’immense majorité des Français estiment que les policiers doivent se faire respecter quand ils se font caillasser ou qu’on leur tend des guet-apens en banlieue. Ceux qui perpètrent délit sur délit, qui vivent en marge de la société doivent s’attendre un jour ou l’autre à des contrôles des forces de l’ordre. Et contrairement à ce que pense Camélia, ce sont des millions de Français qui ne se sentent pas en sécurité face à des racailles de banlieue.

La seconde méprise de la jeune actrice, c’est qu’elle n’hésite pas à faire du racisme anti-flics, sans chercher à comprendre quels sont les groupes ethniques qui se spécialisent dans le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes ou le trafic de faux papiers et de faux documents sociaux. Si elle pouvait consulter une seule fois, les statistiques criminelles de ce pays, elle s’apercevrait avec stupéfaction que ceux qu’elle défend bec et ongles sont en réalité en première ligne dans les constats de la délinquance et de la criminalité. Son racisme « à rebours », sans qu’elle s’en rende compte, est donc un racisme anti-français puisqu’elle condamne ceux qui appliquent, certes avec plus ou moins de discernement, la loi française. Ce qu’elle voudrait, c’est qu’on tolère, au nom du communautarisme et de l’idéologie diversitaire, une sorte d’indulgence vis-à-vis des criminels de banlieue sous prétexte qu’ils ont très souvent la même origine qu’elle (algérienne et kabyle). Que ces individus pratiquent la terreur et l’intimidation sur des milliers de pauvres gens victimes de leurs agissements, Camélia s’en moque.

Le dimanche 31 mai à dix-sept heures, la jeune hystérique a aggravé intensément son cas à Paris. Elle a cru bon de se mêler d’un contrôle de police concernant deux jeunes femmes toxicomanes prises en flagrant délit de consommation de cannabis à proximité du Pont Neuf alors que l’équipage traquait un fuyard récidiviste. Camélia n’a rien trouvé de mieux que d’insulter les trois policiers procédant au contrôle et de haranguer la foule pour provoquer une émeute. Profitant de la confusion, une des deux toxicomanes s’est jetée sur la policière qui venait de lui confisquer son sachet de cannabis en tentant de le lui arracher des mains. La forcenée a été interpellée et il a  fallu faire appel à des renforts pour disperser les badauds agglutinés autour de la scène et prenant fait et cause pour la chanteuse et les deux toxicomanes.

Camélia fait fausse route en défendant les voyous sous prétexte qu’ils lui ressemblent. C’est probablement un péché de jeunesse sur lequel on ne va pas épiloguer. Mais si elle devait être traduite en justice pour ses divers outrages répétés à l’égard des forces de l’ordre, je suggère aux juges de la chambre correctionnelle appelés à statuer sur son cas, de lui apprendre d’abord à parler correctement le français : un « massacre », c’est une tuerie en grand nombre et sauvage. Rien à voir avec un contrôle d’identité, fût-il viril. Un policier est un gardien de la paix et de l’ordre qui intervient pour faire cesser des désordres et certainement pas un « flic » de bas étage qui passe son temps à tabasser des noirs et des arabes. Je leur conseille ensuite de lui infliger une peine mitigée mais éducative : je condamnerai Camélia Aliouane-Ria, dite Jordana, à deux semaines de travaux d’intérêt général : la première avec les marins-pompiers de Marseille pour toutes leurs interventions de nuit dans les cités hostiles, la seconde avec des policiers spécialisés de la brigade anti-criminalité dans les quartiers nord de Marseille.

Je vous garantis qu’à l’issue de ce double stage obligatoire, la belle Camélia changerait radicalement d’avis et…n’intéresserait donc plus le zozoteur havrais !

José D’Arrigo

Rédacteur en chef du Méridional

http://lemeridional.com

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