COMMÉMORATION DE L’APPEL DU 18 JUIN 1940 À MARSEILLE
Celui qui ne résiste pas a toujours tort … »
La magnifique citation de Charles Péguy (j’espère la citer avec exactitude) a été rappelée par le préfet de région, préfet des Bouches-du-Rhône en son discours de commémoration de l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, sur la Place qui porte son nom à Marseille depuis 1970.
Sur ce site tout à fait historique (marécage à l’âge du bronze, asséché au IV ° siècle av. J. –C. et déjà fort fréquenté sous la domination romaine), la cérémonie tenue ce matin avait « de la gueule ». Quelques discours de rappel historique sur les conditions de cet Appel de Londres, avec deux excellentes interventions, en particulier, de jeunes de l’EPIDE (Établissement Pour l’Insertion Dans l’Emploi).
… Un Chant des partisans avec la voix de Mireille Mathieu :
« C’est nous qui brisons les barreaux des prisons de nos frères,
… Chantez, compagnons, dans la nuit, la Liberté nous écoute … »
Chez nous, à l’AACLE, nous pouvons tous l’entonner de mémoire grâce au Major Dante Stevenazzi, notre maître de chœur, qui nous y invite lors de chaque séance de Chants et des réunions organisées par le lieutenant-colonel Constantin Lianos.
Honneurs à tous ceux qui ont su résister.
« Aux Morts ». Marseillaise.
Quelques rencontres heureuses d’amis, d’anciens militaires, de présidents d’associations et de porte-drapeaux fidèles.
J’ai envie, pour terminer, de vous parler d’un de ces hommes qui, précisément, ont résisté. Nous ne sommes pas en 1939-1945. Qu’importe. L’appel à la résistance est le même.
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L’homme dont je veux vous parler, je devrais dire le jeune homme, est âgé de 25 ans. Il se prénomme Christian. Il est né à Marseille. Je découvre sa vie courte mais glorieuse ces jours-ci à l’occasion d’autres recherches dont nous parlerons peut-être. Souvenons-nous de son nom : il s’appelle DUPOUX. Christian Dupoux.
Son père architecte a dressé les plans de la basilique du Sacré-Cœur de Marseille, la nôtre ! Notre basilique du Soldat qui abrite la chapelle de Saint Antoine le Grand. Son fils Christian s’engage dans l’armée d’Afrique, sert au 3° Régiment étranger d’Infanterie. Nommé sous-lieutenant, il part pour l’Indochine. Ce jeune homme dont je vous parle est un officier légionnaire.
Pour son courage, son calme au combat, son mépris du danger pour aller ramener et sauver ses camarades blessés, il est cité à l’ordre de la Division, puis à l’ordre du Corps d’Armée.
Le 4 novembre 1949 il meurt d’une balle reçue en plein cœur sur la R.C. 4 à That-Khé. Une heure avant il avait adressé un message à ses parents :
« Tout va très bien ».
Nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume :
« Restera un modèle de dévouement à l’idéal légionnaire et un exemple de sacrifice délibérément accepté ».
Nous nous souviendrons du nom de Christian Dupoux lors de notre prochaine rencontre au Sacré-Cœur.
Vive la Légion.
Jean-Noël Beverini
Chargé du devoir de mémoire de l'AACLE.
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