8 Décembre à 14 H 30 : Une conférence sera organisée au siège de l'AACLEMP par le président pour les membres et amis de notre association avec le thème "Le prélèvement à la source" donnée par Monsieur Christian MICHEL ancien trésorier de la Ville de Marseille et de la Métropole Aix-Marseille-Provence, Commissaire aux comptes de l'AACLEMP, suivie du pot de l'amitié. Inscription préalable obligatoire auprès du président ou auprès de son assistante par courriel ou par SMS. Merci de ne pas les appeler pour ces inscriptions au téléphone.

 

Conférence non publique, gratuite avec inscription obligatoire sur le lien suivant :   https://www.inscription-facile.com/form/pbL1Hzf5YCpWKC42ZLEl 

Ou en faisant un courriel à l’organisateur : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou à Mme Patricia GOMEZ-BASQUEZ (assistante) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 5 Décembre 2018 terme de rigueur. Un contrôle strict sera effectué à l’entrée de la conférecne. 

Les places étant limitées, les premiers inscrits premiers servis. Tenue de ville pour tous.

Nous en profiterons pour se mettre à jour pour 2019 et s'inscrire pour l'AG avec une (Conférence au profit des membres et amis de l'A.A.C.L.E.M.P. du 15 Décembre 2018) suivie du cocktail et déjeuner de cohésion animé des chants Légion du 15 Décembre qui est aussi par ailleurs, le dernier jour pour les inscriptions. 

Constantin LIANOS

Conférence au profit des membres et amis de l'A.A.C.L.E.M.P.  du 15 Décembre 2018

Titre : Prévenir efficacement la dépendance liée au vieillissement:

que savons-nous actuellement d'un point de vue médical?

 

par le Professeur Franck BILLMANN

Praticien hospitalier et professeur associé de chirurgie -

Service de chirurgie digestive et transplantation, Hôpital universitaire de Heidelberg

Sommaire prévisionnel de la conférence

 

1. Pourquoi prévenir les pathologies liées au vieillissement? Prévenir ces pathologies, c'est prévenir la dépendance

1.1. Le vieillissement en France: données actuelles

1.2. Le conséquences du vieillissement sur l'individu (passage d'un individu en bonne santé en individu fragile)

1.2.1. La perte de la masse musculaire

1.2.2. La perte de la substance osseuse (ostéoporose)

1.2.3. Les maladies spécifiques liées au vieillissement

1.2.3.1. Vieillissement du cerveau: Maladie d'Alzheimer, Maladie de Parkinson, autres démences

1.2.3.2. Les pathologies traumatiques (fractures, traumatismes crâniens...)

1.2.3.3. Les cancers (prostate, seins, tube digestif...)

1.2.3.4. Les maladies chroniques (diabète, atteintes du reins et du poumon...)

1.2.3.5. Le patholgies aigues récurrentes (deshydratation, grippe...)

1.2.4. Quels sont les facteurs de risques conduisant à ces pathologies? (ces facteurs de risques sont également les facteurs à cibler pour lutter contre cette dépendance)

2. Comment lutter contre la dépendance liée au vieillissement? La lutte contre les fléaux évitables

2.1. Les avantages d'une pratique des activités sportives régulière même après 60 ans

2.2. Une alimentation adaptée à l'âge a une grande influence sur l'évolution de la santé (et sur la prévention de la dépendance)

2.3. L'absence de tabagisme est particulièrement salutaire

2.4. Les effets négatifs de la consommation d'alcool sont évitables

3. Conseils spécifiques ciblés sur les pathologies présentant le plus de risque de dépendance au cours du vieillissement

3.1. Les maladies cardio-, neuro- et néphrovasculaires

3.2. La prévention du diabète sucré

3.3. La prévention de la dépression

3.4. Retarder ou prévenir la démence

3.5. La prévention des maladies musculo-squelettiques (fractures, arthrose, fonte musculaire...)

3.6. La prévention des troubles de la vision, de l'audition, de l'olfaction

4. Conclusion

Jean-Louis Bruguière :

Le juge qui terrorise les terroristes

Jean-Louis Bruguière est un juge passionné par la traque des criminels et des terroristes. Son dernier livre intitulé « Les voies de la Terreur » (éditions Fayard) est une somme de révélations et d’informations inédites sur les menaces qui pèsent sur l’occident et sur les failles de notre système démocratique confronté à des individus sans foi ni loi.  Le juge a bien voulu s’abstraire de son emploi du temps très chargé au service du conseil de l’Europe où il a été chargé d’un « groupe d’enquête externe et indépendant » dans la lutte contre le terrorisme qui frappe l’Europe. Il était présent samedi au mas de Bonneveine à Marseille à la demande du lieutenant-colonel Constantin Lianos, président de l’association des anciens combattants de la Légion Etrangère de Marseille et de Provence, avec lequel il a noué des liens d’amitié depuis de nombreuses années, non seulement pour présenter son livre, mais pour livrer son diagnostic sur l’état de la menace terroriste.

Autant vous dire que la salle était archi-comble pour écouter le juge Bruguière et qu’on entendait les mouches voler. Le lieutenant-colonel Constantin Lianos avait dû, la mort dans l’âme, refuser 191 candidats, faute de places. Plusieurs hommes politiques et personnalités  avaient tenu à assister à cette conférence débat comme le sénateur Stéphane Ravier (RN), Gérard Curnier (Debout La France) ou Gérard Vitalis, élu municipal des Républicains, Jean-Baptiste Renucci, président du Souvenir napoléonien, ainsi que Mme Virna Ayala, consule générale du Panama à Marseille.

 

 Le juge Bruguière a été passionnant de bout en bout parce qu’il a fait la genèse du terrorisme dans notre pays depuis son apparition dans les années 80 jusqu’aux carnages récents de Paris.

Le lieutenant-colonel Lianos l’a rappelé fort opportunément : entre 2015 et 2018, la France a abondamment saigné puisque le terrorisme a tué 255 personnes et blessé 1100 personnes.

Comment enrayer cette hémorragie ? Comment neutraliser efficacement les fanatiques qui nous ont désignés comme leur principale cible en Europe ? Tout se passe comme si nous étions désarmés face à ces enragés en raison même des contraintes de notre Etat de droit et des lois humanistes qui en découlent.  Et le juge a été formel sur ce chapitre : pas question de s’avilir en usant des mêmes armes explosives ou létales que les terroristes. Nous devons en quelque sorte les arrêter légalement et les déférer à la justice en leur demandant de bien vouloir retrouver le droit chemin…en effectuant le plus souvent la moitié de leur peine s’ils sont condamnés !

M. Bruguière a rappelé que l’islamisme radical n’est pas né par hasard en France. Il est directement lié aux élections algériennes de 1992 qui avaient vu la victoire du front islamique du salut dans les urnes et la guerre sanglante qui s’est ensuivie car le FLN, l’armée algérienne et la France ont refusé l’accession d’une secte islamiste au pouvoir. C’est à partir de ce déni démocratique, que ça nous plaise ou non, que les musulmans se sont radicalisés avec le groupe islamique armé (GIA) et le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui se sont délibérément tournés vers le djihad, c’est-à-dire la guerre sainte, entraînant dans leur sillage des milliers de jeunes Algériens et franco-algériens en quête d’une « cause exaltante » et surtout d’une revanche contre la France, « pays de mécréants, de bâtards, de croisés et de colonisateurs ».

Ces fanatiques du Djihad ont été formés pour la plupart en Afghanistan aux techniques de la guérilla urbaine et des attentats meurtriers à l’explosif, au couteau ou au camion-bélier. On les appelait « les Afghans ».Ce sont eux qui ont installé des structures opérationnelles sur notre sol où ils ont procédé, grâce à une propagande judicieuse sur les réseaux sociaux, à un recrutement massif de jeunes français issus de l’immigration maghrébine ou africaine pour en faire « des soldats d’Allah ». Pardonnez-moi, chers amis, je viens d’enfreindre un tabou, un non-dit qu’il serait malséant d’évoquer : celui de l’immigration massive qui est directement liée au terrorisme islamique. Encore une fois, dussè-je choquer les bonnes âmes, je constate que la très grande majorité des terroristes qui ont sévi sur notre territoire et dans toute l’Europe sont des immigrés d’origine maghrébine ou africaine qui voudraient instaurer la Charia chez nous car ils refusent et nos lois, et nos institutions, et nos mœurs, et nos coutumes. 

Le juge Bruguière a confirmé que l’Etat islamique était militairement en voie de disparition mais que ses méfaits n’étaient pas terminés, loin de là. Il est vrai que nos services de sécurité ne sont pas inactifs : ils ont neutralisé plusieurs centaines de terroristes entre 1996 et 2012 (pas un seul attentat en France durant cette période, puis ce fut l’affaire Merah.) Une quinzaine d’attentats ont été déjoués chaque année en France. Y compris des attentats qui auraient été perpétrés avec des armes biologiques, chimiques ou nucléaires, comme par exemple cette attaque au cyanure visant le métro parisien ou ces missiles sol-air destinés à atteindre les gros porteurs en partance sur les pistes de l’aéroport Charles De Gaulle à Paris.

« Nous sommes passés d’un terrorisme géopolitique sponsorisé à une nébuleuse terroriste globalisée fondée sur l’islamisme radical », affirme le juge Bruguière. Il parle d’une menace « qui prend des allures de pandémie », c’est-à-dire d’une maladie contagieuse qui gagne le monde entier. Il a confessé, à demi-mot, « l’extrême naïveté » de certains membres de l’entourage de François Mitterrand qui, par une espèce de complicité idéologique avec l’extrême gauche, ont permis la libération en 1981 de dix-huit terroristes directement liés au groupe « Action Directe ».

Victime d’une tentative d’attentat à son domicile parisien (commis grâce à quelle complicité interne ?), le juge Bruguière a révélé qu’il avait saisi dans le journal « El Ansar » du groupe islamique armé une photo de la tour Eiffel coupée en trois  morceaux : la tour Eiffel était bel et bien la cible des terroristes islamiques algériens qui avaient projeté de détourner le vol Alger-Paris du 26 décembre 1994 et qui ont été heureusement neutralisés par le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale à Marignane sous les ordres de Charles Pasqua. En revanche, M. Bruguière a refusé de s’exprimer sur les affaires qui n’ont pas encore été jugées : par exemple, il n’a pas dit un mot sur le terroriste Hassan Diab qui a fomenté l’attentat de la rue Copernic à Paris (4 morts, 3 blessés), et qui a pu se réfugier au Canada sans qu’on sache comment et qui n’a toujours pas été condamné après six ans de procédure…

 

Pour ce qui est des « loups solitaires », qu’il préfère appeler les « acteurs solitaires », la réponse du juge n’a pu qu’être très évasive car rien ni personne ne peut empêcher un kamikaze d’agir dans la foule « sous l’impulsion des circonstances et sans schéma opérationnel planifié ». Ces frappes imprévisibles, polymorphes et indétectables constituent la nouvelle stratégie de l’Etat islamique : celle d’un terrorisme low-costd’opportunité. De même, le juge n’a pas pu expliquer comment un terroriste aussi dangereux qu’Adel Tebourski a pu perdre quatre fois de suite son passeport sur le sol national pour en obtenir de nouveaux sans attirer l’attention des autorités françaises. 

Et puis, encore un tabou, celui du financement international du terrorisme islamique : le juge Bruguière avait en 2010 concocté un projet de lutte à l’échelle européenne contre les financiers du terrorisme. Il n’a pas abouti…Comme si certains Etats étaient devenus intouchables en France en raison des importants intérêts économiques et financiers qu’ils y ont acquis et des relations qu’ils y ont nouées au plus haut niveau….

Le juge Bruguière, qualifié « d’inoxydable » et de « guépard prêt à mordre » par Constantin Lianos, a été très applaudi et il a promis de revenir à Marseille le plus vite possible, ce qui n’est pas gagné d’avance quand on songe au nombre de djihadistes recrutés en France qui est passé d’une centaine en 2012 à plus de 10 000 aujourd’hui !

José D’Arrigo

 

Questions au juge Bruguière au cours du déjeuner-débat : 
 
1. M. Le Juge, vous dites page 12 que la criminalité classique croise souvent l’engagement terroriste : est-ce à dire que les djihadistes peuvent recruter des tueurs professionnels affiliés au banditisme ?
 
2. Vous écrivez que la menace prend aujourd’hui les allures d’une pandémie, c'est-à-dire d’une maladie contagieuse qui s’étend sur la planète entière, et que cette affection se nourrit des erreurs de l’Occident : quelles sont ces erreurs ?
 
3. Pourquoi votre projet de lutte à l’échelle européenne contre les financiers du terrorisme international n’a-t-il pas abouti en 2010 ? Certains Etats seraient-ils des faux culs adeptes du double jeu ?
 
4. Confronté à une forme de belligérance ressemblant à une menace réelle de guerre, un Etat est-il autorisé à renier ses principes fondamentaux et à sortir de la légalité pour préserver sa sécurité et apporter une réponse immédiate ?
 
5. Vous dites que le terroriste « Carlos », dit « Le Chacal », a souvent utilisé des jolies filles pour trouver des refuges et obnubiler la suspicion. En quoi les femmes peuvent-elles être aussi utiles que les explosifs, l’argent ou les armes automatiques ?
 
6. Vous écrivez page 26 que « nous sommes passés d’un terrorisme géopolitique sponsorisé à une nébuleuse terroriste globalisée fondée sur l’islamisme radical. » Est-ce à dire qu’il y a moins d’Etats complices du terrorisme aujourd’hui ?
 
7. En ce qui concerne le double jeu des services secrets hongrois et est-allemand, peut-on parler de cynisme politique ou de banditisme autorisé ?
 
8. La loi d’amnistie de 1981 a permis la mise en liberté de 18 terroristes dont celle de Jean-Marc Rouillan, pilier d’Action Directe. Cette libération illustre, dites-vous, la porosité entre certains membres de l’entourage de François Mitterrand et les terroristes : de qui s’agit-il ?
 
9. Que reste-t-il de cet activisme révolutionnaire européen hormis l’écologie violente type Notre Dame des Landes ou l’alter-mondialisme des « Blacks Blocs » qui veulent changer le monde ou le brûler ?
 
10. Votre page 62 est sidérante : comment un terroriste comme Hassan Diab qui a fomenté l’attentat de la rue Copernic à Paris (4 morts, 3 blessés) a-t-il pu se réfugier au Canada, n’être arrêté qu’en 2014 après six ans de procédure et n’être toujours pas jugé aujourd’hui ?
 
11. Pourquoi votre ami le juge Gilles Boulouque qui instruisait lui aussi des affaires sensibles liées au terrorisme s’est-il suicidé le 13 décembre 1990 ?
 
12. Vous avez-vous-même été victime d’une tentative d’attentat à la grenade à votre domicile parisien. Comment les terroristes ont-ils pu se procurer votre adresse sans complicité au sein de la police ou de la magistrature ?
 
13. Policiers et juges ont réussi à juguler la menace terroriste des années 80 : pourquoi n’ont-ils pas vu venir le terrorisme islamiste ?
 
14. Dans votre livre, vous insistez à de nombreuses reprises sur le rôle des « Afghans » dans la propagation du terrorisme. En quoi l’Afghanistan est-il la matrice du terrorisme moderne ?
 
15. Quel est le rôle trouble de certaines Organisations Non Gouvernementales et de certaines universités ou instituts culturels dans la formation et le transit des djihadistes ?
 
16. Vous confirmez page 90 que les terroristes du vol Alger-Paris du 26 décembre 1994 avaient bien l’intention de faire exploser l’avion contre la tour Eiffel en plein Paris. Vous avez-vous-même saisi dans le journal El Ansar du Groupe Islamique Armé une photo de la tour Eiffel en trois morceaux. Cependant,  sept ans plus tard, les mêmes terroristes réussissaient à New York contre les tours jumelles…
 
17. La France ne récolte-t-elle pas ce qu’elle a semé en participant en 1992 à l’interruption du processus démocratique qui avait vu la victoire du Front Islamique du Salut en Algérie à plus de 80 pour cent des suffrages ? 
 
18. Vous évoquez page 99 la revendication étonnante d’un attentat sanglant du GIA dirigé contre le personnel de l’ambassade de France à Alger : « 5 chrétiens français ont été tués, 3 gendarmes de l’armée croisée et 2 employés de l’ambassade de l’Etat Chrétien de France ont été blessés ». Peut-on imaginer une revendication similaire de terroristes français contre l’ambassade d’Algérie à Paris ?
 
19. De la même façon, peut-on imaginer une seconde les conséquences en France de l’égorgement simultané de sept Imams pour répondre à l’assassinat des sept moines de Tibhirine en 1996 ?
 
20.  Vous niez la pertinence du concept de « loup solitaire » utilisé par la presse car vous estimez que les terroristes bénéficient toujours de complicités mais vous dites qu’ils sont « dématérialisés » : qu’est-ce que cela signifie 
 
21.  Vous affirmez page 114 qu’à Marseille une structure de la Fraternité algérienne en France collectait dès 1992 des fonds destinés au maquis, qu’elle accueillait des activistes et procédait à des recrutements de djihadistes pour l’Afghanistan. Est-ce la preuve par neuf que Marseille était et demeure une base arrière du terrorisme ?
 
22.  Vous laissez entendre dans votre livre que les terroristes « agissent plus sous l’impulsion des circonstances que dans un schéma opérationnel planifié ». Dès lors, comment pouvez-vous appréhender la globalité de la menace ?
 
23.  Existe-t-il en France une infiltration sérieuse des réseaux salafistes pour recueillir des renseignements de première main ?
 
24.  Vous révélez à la page 127 l’existence à Marseille d’un réseau terroriste aux ramifications tentaculaires qui fut démantelé en 1996 et en 1998. Cette structure « tafkir » neutralisée n’illustre-t-elle pas la thèse selon laquelle Marseille est l’épicentre de la nébuleuse terroriste ?
 
25.  Vous donnez à la page 141 un chiffre effrayant et méconnu : celui du nombre de djihadistes recrutés en France qui est passé d’une centaine jusqu’en 2012 à plusieurs milliers en 2014. Comment expliquez-vous cette poussée de la radicalisation ? Avons-nous dépassé les 10 000 en 2018 ?
 
26.  Comment expliquez-vous, M. le Juge, que la France ait été épargnée par la violence terroriste durant seize ans de 1996 à 2012 ?
 
27.  On est sidéré de constater la facilité avec laquelle les terroristes se procurent des faux papiers alors qu’ils sont prétendument infalsifiables. Comment un terroriste aussi dangereux que Adel Tebourski peut-il perdre quatre fois de suite son passeport pour en obtenir de nouveaux sans attirer l’attention des autorités françaises ?
 
28.  Page 158 vous racontez l’audition de Chaouki Baadache qui déclare tout de go : « je ne reconnais pas la justice des hommes, je ne crains ni la prison, ni la mort » et qui se met à psalmodier devant vous des versets du Coran : comment délier la langue de ces fanatiques ?
 
29.  Y a-t-il eu un avant et un après Bataclan dans la prise de conscience de la menace terroriste en France ?
 
30.  Vous constatez, page 169, que Adel Mechat fomente depuis sa cellule de la prison de la Santé à Paris de nouveaux projets d’attentats contre l’Euro de football prévu en 2000 en Belgique et aux Pays Bas grâce à deux lignes cellulaires introduites en prison par des complices. Incurie ? Corruption ? Laisser faire volontaire ? 
 
31. Lorsqu’on évoque l’hypothèse de plusieurs attentats simultanés dans les capitales européennes, est-ce que la programmation coordonnée de telles actions vous paraît réalisable ?
 
32. Comment mieux assurer en amont en France la détection des prémices de projets d’attentats ourdis en Afghanistan par les chefs de réseaux alors qu’ils ne cessent de se déplacer et d’interagir dans le monde entier ?
 
33.  Pourquoi la France ne s’inspire-t-elle pas du système judiciaire américain qui a instauré le crime de « conspiration séditieuse » contre les Etats Unis après l’attentat contre le World Trade Center en 1993 ?
 
34.  Vous écrivez page 197 que les terroristes « jouent des failles du système sécuritaire d’Etats qui leur donnent trop souvent trop de marges de manœuvre » : pouvez-vous préciser votre point de vue ?
 
35.  Comment peut-on faire la part des choses entre le banditisme, le gangstéro-terrorisme et le terrorisme dans la mesure où notre rationalité n’est pas celle de nos adversaires ?
 
36. Pourquoi un pays comme le Canada a-t-il refusé de vous aider dans la traque de terroristes projetant un attentat à Los Angeles : angélisme ? Incompétence ? Collaboration masquée ?
 
37.  Vous êtes le spécialiste français de la détection des signaux faibles et des secousses de basse intensité sur l’échelle de Richter du terrorisme. Comment se fait-il que vous ne soyez pas le conseiller privilégié du gouvernement dans ce domaine ?
 
38.  Incroyable mais vrai : six mois avant le 11 septembre 2001, vous témoignez devant le tribunal de Californie et vous appelez l’attention des juges américains sur la possibilité d’utiliser un aéronef comme arme de destruction massive… Pourquoi ne vous ont-ils pas écouté ?
 
39.  Pourquoi les juges ne parviennent-ils pas à neutraliser les instruments de propagande de l’Etat islamique : journaux, sites internet, prêches incendiaires, etc. ?
 
40. Après ses échecs militaires, la nouvelle stratégie de l’Etat Islamique repose sur le terrorisme low cost, c'est-à-dire le terrorisme individuel d’opportunité. Comment prévenir ces frappes imprévisibles, polymorphes et faiblement détectables ?
 
41.  Vous affirmez dans votre livre que l’Etat islamique sera bientôt supplanté par d’autres organisations terroristes : lesquelles, quand et pourquoi ?
 
42. Peut-on dire honnêtement que sans l’efficacité de nos services de renseignements ainsi que de la police judiciaire et anti-terroriste, la France serait aujourd’hui à feu et à sang ?
 
43.  Alors que notre système de lutte contre le terrorisme ne semble plus adapté à l’ampleur de la menace, pourquoi vous a-t-on refusé les moyens d’enquêter efficacement sur le financement du terrorisme ? N’êtes-vous pas victime du terrorisme intellectuel qui sanctuarise en France la défense des libertés individuelles 
 

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 Toute reproduction est interdite y compris partielle et ce même à titre privé

 source de www.monsieur-legionnaire.org 

 Texte et photos © Monsieur-Légionnaire  

« Monsieur de Bergerac, pour la dernière fois, avez-vous quelque chose à déclarer ? » 

 

 

Votre « Monsieur », monsieur, me fatigue l’oreille

Personne n’a usé d’appellation pareille ;

Quand on s’adresse à moi, on parle à Cyrano.

Si Bergerac est noble, Cyrano est héros

Sur les champs de bataille et non dans les prétoires 

Où l’on parle beaucoup sans récolter de gloire.

 

Innocent ou coupable, qu’importe la sentence

Dois-je vous dire ici que mon cœur s’en balance.

Cœur pur et noble sang sont les seuls à chanter

 En toute connaissance où est la Vérité.

La mienne, cher monsieur, s’écrit en trois syllabes

Qui pour vous sont du grec, du chinois de l’arabe :

Ma Vérité à moi se nomme Liberté

Et personne ici-bas ne pourra me l’ôter.

 

Quel que soient vos avis, je resterai vivant

Ne le suis-je déjà depuis plus de cent ans

Sur bien d’autres théâtres que votre pâle Cour

Je vis dans un nid d’aigle  et vous, en basse-cour.

Tous vos livres de droit, vos traités politiques

Ne vous enseigneront, jamais, dans la pratique

Ce panache qui vole bien au dessus des lois.

 

Le panache est refus de ne penser qu’à soi

Le panache, monsieur, c’est l’aile de l’oiseau

C’est le souffle du vent qui atteint le Très Haut

C’est le rire d’enfant qui se rit du danger 

C’est la main du mendiant qui se tend pour manger 

Mais qui pour rien au monde oserait s’abaisser

C’est l’humour du guerrier mortellement blessé.

 Le suprême panache qui côtoie le tragique 

L’invite galamment à danser en musique.

Le panache est à l’âme ce qu’est à mon visage

La grandeur de mon nez qui transcende les âges.

 

Vertichou ! J’ai voulu être admirable en tout

C’est cela mon panache envers et contre tout.

Nul besoin de mander que l’on m’ouvre la porte

Ce panache, monsieur, malgré vous, je l’emporte.  

 

 

Le 22 septembre 2018

 Jean Noël Beverini (membre de l'académie de Marseille, membre de l'AACLE de Marseille Provence) 

      « Il était une fois Cyrano »

Le panache de Thomas Sertillanges

« Le panache n’est pas la pudeur, mais quelque chose qui s’ajoute à la grandeur et qui bouge au-dessus d’elle. C’est quelque chose de voltigeant, d’excessif et d’un peu frisé, le panache c’est l’esprit de bravoure. C’est le courage dominant à ce point la situation qu’il en trouve le mot. Plaisanter en face du danger, c’est la suprême politesse, un délicat refus de se prendre au tragique. Le panache est alors la pudeur de l’héroïsme comme un sourire par lequel on s’excuse d’être sublime. Le panache, c’est souvent, dans un sacrifice qu’on fait, une consolation d’attitude qu’on se donne. Un peu frivole, un peu théâtral, le panache n’est qu’une grâce mais cette grâce est si difficile à conserver jusque devant la mort que l’on recherche souvent de plus austères noblesses… »

Qui, mieux qu’Edmond Rostand lui-même, dans cette splendide tirade extraite de son discours de réception à l’académie française en 1903 pouvait le mieux définir « le panache à la française », celui de Cyrano de Bergerac ?

Evoquer Rostand dans notre médiocre baragouin du XXI eme siècle, serait assurément le trahir. Or, Thomas Sertillanges, président du festival Edmond Rostand 2018, est un admirateur si fervent du poète marseillais qu’il a choisi d’empanacher de bout en bout sa conférence de mardi après-midi à l’Alcazar de Marseille sur l’histoire, vraie ou mythique, des « Cyranos ». Ce fut tout simplement grandiose et le public s’est retiré émerveillé par cette cascade de mots choisis avec panache. Par une espèce de magie intime, la grandeur d’âme du conférencier a fini par rejoindre celle d’Edmond Rostand et celle de Cyrano. Comme si le peuple français, par-delà les siècles, avait un besoin farouchement ancré dans son cœur de récits épiques ou héroïques exaltant les prouesses de la nation. Une soif de transcendance qui dépasse les individus et ne peut se traduire que dans le cadre de la défense acharnée de la patrie et de la république.

Cyrano de Bergerac est né en 1897 de l’imagination fertile d’Edmond Rostand mais il vivait déjà en lui depuis très longtemps. La gestation fut longue, progressive, et l’accouchement du parturient, explosif. Cette pièce magistrale jouée des centaines de fois partout dans le monde, y compris à Taïwan, n’est pas le fruit du hasard. C’est la captation subtile, au moment le plus propice, entre la cuisante défaite de 1870 et l’appétit de revanche de 1914, de toutes les nuances de l’âme française, nourrie d’un étrange mélange de vaillance hussarde et de discrétion altière. 

Les interprètes ont évolué avec le temps mais chacun se souvient des partitions superbes de Daniel Sorano, de Gérard Depardieu ou de Jacques Weber. Ce qui n’a pas changé et ne changera jamais, c’est le texte époustouflant d’Edmond Rostand. 

Thomas Sertillanges a patiemment raconté l’histoire des Cyranos, celle de Savinien Cyrano, né à Paris (et non à Bergerac) en 1619 et mort en 1655 à Sannois. Cet homme- là n’a rien d’un périgourdin mais il s’engage avec les cadets de Gascogne et souhaite donner à son nom une connotation plus cassoulet et qui ne choque pas ses futurs camarades. Il fait donc ajouter à son nom de Savinien Cyrano celui de « Bergerac », nom d’un fief de la propriété de ses parents dont les Anglais avaient été chassés manu militari. Soldat courageux, Savinien Cyrano, le vrai, a été blessé deux fois au combat, d’une décharge de mousquet et d’un coup d’épée dans la gorge. Il quitte alors l’armée et mène une vie de patachon. Ce n’est que plus tard qu’il se découvre une vocation d’écrivain, il écrit alors des lettres pour ses copains amoureux qui ne savent pas écrire (oui, Roxane, je pense à vous en cet instant), il rédige une comédie intitulée « le pédant joué » où il a cette formule qui sera reprise par Molière dans « les Fourberies de Scapin » : « mais que diable allait-il faire dans cette galère ? »

Ce bon vivant, épris de lettres classiques qui s’écrie sur scène : « mourir n’est rien, c’est achever de naître. Une heure après la mort, notre âme évanouie sera ce qu’elle était une heure avant la vie »a aussitôt été excommunié par l’Eglise mais il a puissamment inspiré le Cyrano de Rostand avec son caractère à l’emporte-pièce et ses tirades éblouissantes. La preuve ? Savinien Cyrano (le vrai) a été grièvement blessé en se promenant dans Paris et en recevant sur la tête une poutre venue d’on ne sait où…Les livres de ce Cyrano furent brûlés sur le bûcher par la confrérie de l’Index dès l’annonce de sa mort comme si l’on avait voulu effacer toute trace de cet hérétique et mécréant.

Thomas Sertillanges a alors raconté la vie d’Edmond Rostand et de son épouse Rosemonde Gérard qui fut son assistante littéraire, celle qui écrivit à son mari le fameux poème : « car vois-tu chaque jour je t’aime davantage, aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain. » C’est parce que sa première pièce en prose n’eut aucun succès que Rostand se jura de ne plus écrire qu’en vers. Rostand, né au 14 de l’actuelle rue Edmond Rostand, va tâtonner quelques années jusqu’à son chef d’œuvre : Cyrano de Bergerac. Le triomphe est colossal. Rostand gagne un argent fou. Cependant, il est dépressif : « écrasé par la responsabilité que me crée l’inattendu triomphe de mon cadet gascon, je ne suis pas l’homme heureux que l’on croit », avoue-t-il. Il se morfond dans sa maison du pays basque, la villa Arnaga à Cambo-Les-Bains : vingt chambres, un jardin versaillais, mais la neurasthénie le guette.

La Grande Guerre éclate. Edmond Rostand voudra s’engager mais l’armée française le refuse en raison de sa santé fragile : il va devenir un infirmier, un épistolier au service exclusif des soldats français. Edmond leur donnera la force de mourir sans désespérer. Puisqu’il ne put les empêcher d’être des martyrs, il leur donnera le courage d’être des héros.

Voilà comment la belle âme de Cyrano a peu à peu inspiré Rostand et lui fait dire, peu avant sa mort en 1918, après  avoir attrapé le grippe espagnole :

« je ne veux que la victoire, ne me demandez pas après ? Après je veux bien la nuit noire et le sommeil sous les cyprès ».

José D’Arrigo

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Merci à José d'ARRIGO pour ce compte rendu qui m'a permis un rappel de bouillon de culture ! Dommage que plus de 90 % de Marseillais ne connaissant pas Edmond ROSTAND et il fallu d'un parisien pour faire connaître ce marseillais ! 

Bravo à l'Association d'Edmond RISTAND et au Festival présidés par Thomas SERTILLANGES ! 

Constantin LIANOS

Président-fondateur de www.monsieur-legionnaire.org et ses réseaux 

Président-fondateur de l'AACLE de Marseille - Provence.