Nous nous sommes rencontrés avec Patrick Chauvel à Kolwezi le lendemain du saut sur la ville le 21 Mai 1978 pour libérer les otages européens er zaïrois.

Nous nous sommes retrouvés 15 ans plus tard à Baïdoa, lorsque je venais de prendre possession des prisonniers condamnés à mort par le tribunal somalien. J'assurais à l'époque les fonctions de l'Officier humanitaire du BAT 13. A ce titre je rendais visite aux prisonniers et veillais à ce que leurs gardiens respectaient les consignes. 

Nous nous sommes retrouvés de nouveau en 1995 en Bosnie sur le Mont Igman ! Puis, on s'est donné rendez-vous au club 61 le 5 Juillet 2018.

Un ami de 40 ans ! Patrick a fait ses preuves! et il est apte à entrer dans mon "club restreint" par la même occasion il est adoubé comme membre de l'AACLE de Marseille-Provence à compter de ce jour. Il porte par ailleurs fièrement l'insigne de l'AACLEMP.

Patrick viendra à Marseille pour exposer ses photos prises à Kolwezi qui sera suivie par une conférence sur l'opération Bonite.

 

Patrick ChauvelNé le 7 Avril 1949 à Paris, Patrick Chauvel est le petit-fils de l’ambassadeur Jean Chauvel, fils du journaliste Jean-François Chauvel et neveu du cinéaste et écrivain Pierre Schoendoerffer. Mais il est avant tout correspondant de guerre photographe, documentariste et écrivain.

Bercé par les récits de son père, il couvre en 1967 la guerre des Six Jours opposant Israël à l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. Les photographies ne sont pas bonnes, mais il a trouvé sa vocation.

Il est encore très jeune en 1967 lorsqu’il décide de partir au Vietnam pour couvrir le conflit. Pigiste pour AP et Reuters, il y fera plusieurs séjours jusqu’en 1974 et en rapportera de nombreux clichés. Aventurier et un peu tête brûlée, Patrick Chauvel perfectionne sa technique photographique et réalise de nombreux reportages en Irlande, au Mozambique, en Israël pour la guerre du Kippour, et au Cambodge.

En 1975, il entre à l’agence Sygma et part couvrir la guerre au Liban. À Beyrouth, en 1978, il est fait prisonnier et interrogé avant d’être libéré sur intervention de l’Ambassade. Zaïre, Pakistan, Iran, Nicaragua, Afghanistan… : il n’existe pas de conflit du XXème siècle qui n’ait été couvert par Patrick Chauvel.

42-15149682Patrick Chauvel SalvadorEn 1984, il obtient le Prix Missouri pour une photographie prise en plein cœur du massacre de San Salvador. Se succèdent alors de nombreux reportages aux quatre coins du monde, jusqu’en 1994. Il est alors à Grozny en Tchétchénie lorsque Boris Eltsine déclenche une offensive des forces armées de la Fédération de Russie contre les séparatistes qui souhaitent gagner leur indépendance. Ses photographies décrivent l’extrême violence des combats, les combattants tchétchènes dont il partage le quotidien et les jeunes soldats russes inexpérimentés. L’un de ses reportages obtiendra le World Press et le prix d’Angers en 1996.     

Ressentant le besoin d’exprimer sa perception des conflits, Patrick Chauvel quitte à cette époque l’agence Sygma et arrête le métier de photographe pour se consacrer au documentaire. En 1998, il réalise avec Antoine Novat un film intitulé « Rapporteurs de Guerre » dans lequel il interroge des confrères sur leur engagement dans ce métier.

Blessures par balles, obus de mortiers : ses cicatrices témoignent de son engagement dans le métier de photojournaliste. Aujourd’hui, il souhaite transmettre les valeurs de la profession, participe à de nombreux colloques, formations et veut susciter la réflexion sur les conflits contemporains.

En mars 2014 a été créée l’Association de préfiguration de la Fondation Patrick Chauvel qui a pour vocation de réunir, archiver, valoriser et promouvoir l’ensemble de son œuvre de reporter de guerre, photographe, réalisateur et écrivain. L’association a aussi pour objectif de développer des pistes de réflexion en organisant des rencontres sur des thématiques telles que le devoir de mémoire, la paix, les révolutions, la résistance, la répression, la guerre… Elle se donne également pour mission de défendre et promouvoir l’éthique du reportage en zones de conflits et de contribuer à la formation de jeunes reporters.

Pour en savoir + :
Association de préfiguration de la Fondation Patrick Chauvel

Le Festival de photojournalisme Visa pour l’Image à Perpignan (Pyrénées Orientales, 66) accueillait en 2014 une exposition proposée par la fondation, intitulée Ceux du Nord. On pouvait y voir réunies les photographies de 4 reporters de guerre du Nord Vietnam. Une volonté de Patrick Chauvel de rencontrer ceux qui, comme lui, retraçaient la guerre du Vietnam, en face.

                                        

Chers amis,
Photo et texte : Constantin LIANOS Copyright ©  Monsieur Légionnaire. Tous droits réservés. 
 
c'est avec une grande tristesse que nous vous faisons part du décès du Capitaine René-Provini, ancien Légionnaire, Vice-Président et membre à vie de l'AACLE de Marseille - Provence.
 
Les obsèques du Capitaine René-Kilian PROVINI ont eu lieu le Lundi 19 Février 2018 comme suit :
 
8h45 : Mise en bière suivie de la cérémonie religieuse, de l'éloge funèbre et les honneurs par les membres de l'AACLE de Marseille - Provence  à 9 H 30 en l'église Sainte Eusébie Montredon cliquez ici pour voir le plan (paroisse de René-Kilian) au 68, Place Engalière - 13008 Marseille.
 
Suivie de l’inhumation au caveau du cimetière paysager Saint Jean à PUYRICARD dans l’intimité familiale. 
 
Les services des pompes funèbres Provençales ont fait un travail remarquable et ont scrupuleusement respecter les consignes en amenant le drap tricolore (au titre d’ancien combattant) pour couvrir le cercueil,  sur le quel ont été déposés le coussin avec les décorations pendantes et le képi du défunt amenés par la famille.
 
Le rendez-vous avec les anciens combattants, porte-drapeaux, clairon et amis du René Kilian PROVINI  a été respecté à la minute près, ce qu'il nous a permis d'accueillir la famille sur le parvis de l'église.
 
Le Médecin-Capitaine Alain BOURDON (vice-Président) a assuré le transport aller du clairon de chez lui à l’église le retour a été assuré par Monsieur Jean-Paul GALLIMARD, porte-drapeau des médaillés militaires.
 
Monsieur Egon HOLDORF (vice-Président) assurera le transport de Dromel à l’église Sainte Eusébie Montredon aller-retour du Capitaine Jean-Paul GIORGI et du Légionnaire Albert TEPASS
 
Le Major Dante STEVENAZZI  (vice-Président) a été le porteur du coussin avec les décorations, et le petit fils (jeune parachutiste en activité) portait le képi du Capitaine PROVINI 
 
Après la cérémonie religieuse et en accord avec les célébrants nous avons rendus les honneurs dans l’église puis avons accompagné la dépouille jusqu'au parvis pour présenter nos condoléances.
 
Le président de l’association des porte-drapeaux, M. Jean-Pierre SCALESSE était présent avec trois porte-drapeaux.
 
Un grand merci à tous les participants et en particulier à ceux qui travaillent et ont réussi à se faire remplacer comme le Major Dante STEVENAZZI, M. Jean-Pierre SCALESSE sortant de son travail. Le Médecin-Capitaine Alain BOURDON qui a assuré le transport avant de se rendre à l'hôpital de la conception, Le Docteur Jean-Paul Anne-Marie BRESSIN et le Sergent-chef Abner RAYES-MIERS venant d'Aubagne.
 
Monsieur Michel FEUILLERET porte-drapeau de l’AACLEMP venant de Marignane 
De Messieurs et Mesdames Jean-PAUL GALLIMARD, Roland LANDRE, Marie-José COLONNA, Yvette DUPRAT, Egon HOLDORF, Vincenzo ROMANO, Marcel BENIMELI, Jean-Pierre DUBARRY, 
 
Colonel et Madame Georges PHILIPPON,
Major et Madame Alain TOMEÏ
 
Madame Patricia GOMEZ-BASQUEZ assistante du président
 
Et de Monsieur Bernard MEYRAN pour la couverture photo, prévenu par SMS du président à 00 H 30 le 19 Février ! 
 
Merci à toutes et à tous, sans oublier Monsieur Alain et Madame Éliane de TRAVERSAY pour leur accueil leur gentillesse en nous facilitant l'organisation de cette émouvante cérémonie.
 
Lieutenant-Colonel (h) Constantin LIANOS
Président de l’AACLEMP 
***                             

René-Kilian PROVINI ancien Légionnaire etait né le 1er avril 1930  à ZURICH en suisse.

Photos Bernard MEYRAN - Copyright ©  Monsieur Légionnaire. Tous droits réservés. 

Éloge au Capitaine René – Kilian PROVINI 

du 19 Février 2018

Par le Lieutenant-colonel (h) Constantin LIANOS, président de l’AACLEMP

Mon Capitaine,

En tant que président de l’AACLEMP, c’est à moi qu'échoit le triste privilège de te faire les éloges d’une vie exceptionnelle que tu as vécu ! 

Tu es né le 1er Avril 1930, 88 ans mon Capitaine !

Suisse-italien par ton père, ta  mère allemande se sépare de lui et de toi dès ta petite enfance. Tu es contraint de rester avec ton père en Suisse Italienne. Tu as huit ans lorsque ta mère vient t’enlever, direction l’Allemagne, changement de langue changement de tout. Tu vas connaitre la guerre, la défaite et l’arrivée des Russes, la misère, la faim, le désastre humanitaire. Tu dois ton salut à ton jeune âge. Fuyant la tourmente tu pars te réfugier en suisse dans ta famille, une marche à pied de plus de 2 000 kms durant deux mois et demi. Les temps étaient durs, pour payer tes études tu fais  plusieurs boulots (mineur, aide agricole, livreur etc….).

Photos Bernard MEYRAN - Copyright ©  Monsieur Légionnaire. Tous droits réservés. 

Tu te présentes au BAC et hélas tu ne l’obtiens pas et cet échec t’a meurtri. Tu t’engages alors à Marseille dans la Légion Étrangère le 30 Août 1950 et embarques pour l’Algérie le 23 septembre. Tu es affecté au 4ème R.E.I. le 6 octobre et suis ton Instruction de base à FEZ pendant 4 mois.

Photos Bernard MEYRAN - Copyright ©  Monsieur Légionnaire. Tous droits réservés. 

Nommé Caporal le 1er juillet 1951 tu es désigné pour l’Indochine et embarques à ALGER le 6 aout 1951, débarques à SAIGON le 3 septembre pour une  affectation au sein du 2ème REI, service auto régimentaire à NHA TRANG. 

Nommé Caporal-chef le 1er décembre 1951, tu effectues de nombreux déplacements au cœur du danger. Sergent le 1er avril 1952  tu te portes  volontaire pour le Tonkin pour servir au 1èr bataillon du 2ème R.E.I.

Puis, tu rejoins ainsi le Nord Vietnam à KESSAT le 10 septembre 1952 pour une affectation au sein de la  4ème compagnie comme Adjoint au chef de section puis Chef de section tu participes à toutes les opérations du bataillon avec les noms codes telles que Hautes-Alpes, Lorraine, Mouette etc… dans le Groupement Mobile N° 3

Tu es cité à l’ordre de la brigade pour avoir ramené sous le feu de l’ennemi deux légionnaires un blessé gravement et un mourant. 

Ton camion sautant sur une mine dans la région de NHIN-BIN et par la même  tu es blessé le 21 aout 1953. Rapatrié en fin de séjour,  tu embarques à HAIPHONG le 23 décembre 1953. Arrivant  en Algérie le 9 janvier 1954, tu es affecté au 1er R.E.I. 

Te voici Instructeur au peloton d’élèves sous-officiers avec une expérience hors norme. Nommé au grade de Sergent-chef le 1er décembre 1955 avec une affectation au 1er R.E.P le 11 septembre 1957 tu rejoins ZERALDA !

Tu es breveté parachutiste le 13 septembre 1957 à BLIDA. Pendant ton séjour au 1er REP tu participes à toutes les opérations en particulier à la Campagne d’Alger à la Campagne  du Pétrole (en zone saharienne) et à la Campagne  des frontières (GUELMA).  

Le 23 janvier 1959 tu es affecté au 1er RE comme Instructeur mortiers lourds et au Peloton d’élèves sous-officiers.

Tu fais un choix difficile, tu quittes la Légion Étrangère le 30 aout 1960  (fin de contrat) et tu t’engages aux affaires Algériennes comme Adjoint au chef de la S.A.S. de BENI-SLIMAN soumise à des harcèlements fréquents, située dans le sud Algérois. Puis, tu rejoins Les Tirailleurs Algériens le 19 juillet 1961 au 1er RT puis au 5ème RT.

Tu obtiens la Croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze le 21 mai 1962. Après un long séjour en Algérie et dissolution du 5ème RT, tu es affecté au 121ème RI à CLERMONT-FERRAND. Le 21 décembre 1962, le 121ème R.I. et le 92ème RI sont dissous pour former le nouveau 92ème R.I. 

La Médaille Militaire t’es remise le 14 janvier 1964 pour récompenser tes services exceptionnels sans faille au service de la France. Le 1er Octobre 1964 tu es nommé au grade d’Adjudant. Promu au grade de Sous-lieutenant le 1er juillet 1966 

Tu es affecté le 1er septembre au 129ème R.I.M. à CONSTANCE, puis, au 5ème R.M.P. à Papeete du 1er avril 1969 au 26 juin 1971, à l’issue de ton congé de fin de campagne le 28 octobre 1971 tu rejoins le 67ème RI à SOISSONS. Promu au grade de Capitaine le 1er janvier 1975Le 15 juin 1976 tu es décoré de l’Ordre National du Mérite avec le grade de chevalier.

Affecté au 40ème Régiment du Camp (CANJUERS) le 16 aout 1976 puis, tu  fais valoir tes droits à retraite et tu es rayé à ta demande du service actif le 31 mars 1978. 

Après une longue carrière militaire bien remplie tu te lances dans la carrière civile avec le titre d’Ingénieur. Pour ce faire tu retourne à l’école et suis le stage de gestion d’Entreprise à l’École Sup de Co à Marseille session 1977-1978.

Engagé par la Société BOUYGUES comme responsable matériel du 11 avril 1978 au 30 octobre 1979 sur un chantier en Arabie Saoudite. Puis du 20 Janvier 1980 au 31 juillet 1993 par la GECAMINE au Zaïre, (on aurait pu se rencontrer deux ans avant, au cours de l'intervention) Chef de Division de maintenance du matériel à LIKASI et KOLWEZI.         

Le 2 février 2005 tu te vois récompensé pour tes éminents services rendus à ton pays d’accueil, par la remise des insignes de la Légion d’honneur avec le grade de Chevalier. 

Membre à vie de l’Amicale des Anciens Combattants de la Légion Étrangère de Marseille Provence depuis de nombreuses années, tu as assuré aussi le rôle de vice-président en me secondant efficacement dans des nombreuses missions sociales au profit de la communauté Légionnaire.

Mon Capitaine, tu as été un homme de cœur et ton souci constant était de rendre service aux plus démunis. Tu étais également membre de l’Association des Membres de la Légion d'Honneur  du et de l’Amicale des Anciens Légionnaires Parachutistes.

Tu as été pour nous tous, un exemple de droiture, d’honneur, de fidélité, de camarade et générosité. Tu as toujours cherché la perfection dans tes actions tant militaires, civiles que de bienfaisance. 

Tu nous a accompagné avec Monique au Mexique et tous les voyages que j’ai organisé depuis 15 ans que je préside notre amicale.

Et enfin mon Capitaine : tu n’as jamais manqué la réunion annuelle des anciens Légionnaires officiers le 17 Janvier, jour de la Saint Antoine, Saint Patron de la Légion.

Assidue aux séances de chants, aux assemblées générales dans une tenue toujours impeccable !

Oui ! il y a un temps pour tout, un temps pour la naissance !

Un temps d’adolescence, un temps pour fuir la misère ! un temps de Légion étrangère ; 

Un temps pour le bonheur, un temps pour la tristesse !

Un temps pour la guerre, un temps pour créer la famille, un temps pour la prière, un temps pour la mort et le repos de l’âme, après un combat long suite à la maladie, accompagnée des souffrances, puis enfin la délivrance est arrivée ! 

Tu as eu un temps pour tout mon capitaine ;

Et aujourd'hui entouré de ta familles et de tes compagnons d'armes, nous sommes ici pour te dire au revoir, c'est avec une grande tristesse que nous te voyons partir !

Bref ! Tu as été pour nous tous un exemple, un homme d’exception ! 

Au revoir Monsieur Légionnaire

Lieutenant-colonel (h) Constantin LIANOS

Président de l’A.A .C.L.E. de Marseille – Provence 

Président-fondateur de Monsieur Légionnaire

http://www.monsieur-legionnaire.org/

Copyright ©  Monsieur Légionnaire. Tous droits réservés. 

Condoléances :

 Mon cher Constantin,

Je te présente mes sincères condoléances suite au décès du Capitaine PROVINI. Je suis sûr que cet officier et grand légionnaire ne sera pas oublié par les anciens de Marseille et les parachutistes.

Qu'il repose en paix auprès de Saint Antoine et Saint Michel nos Saints Patrons.

Bien fidèlement

Jacques LORHO

***

Mon cher Constantin,

Je suis bien triste à la disparition de notre ami et compagnon René PROVINI. J’ai eu l’occasion d’apprécier ses qualités au sein de l’ANAI, aussi je me permets de présenter mes sincères condoléances et celle de tous les anciens d’Indochine qui formaient cette belle Association, condoléances qui s’adressent à sa famille, sa compagne et à la communauté Légionnaire.

Avec mon Amitié

Henri GARRIC

Dernier Président de l’ANAI 13

Prise de fonction du nouveau Préfet de région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Préfet des Bouches du RhôneMonsieur Pierre DARTOUT nouveau Préfet de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Préfet de la zone de défense et de sécurité Sud Préfet des Bouches-du-Rhône nous a convié à la cérémonie organisée à l'occasion de sa prise de fonction le lundi 11 Décembre 2017 à 10 heures 45 au Monument des Mobiles en haut de la Canebière à Marseille.

En présence d'Olivier de MAZIERES, préfet de police des Bouches du Rhône, des élus, des parlementaires, des chefs des services de l'État, des autorités militaires et des représentants des anciens combattants. 

Un piquet d'honneur composé par une section de la Légion étrangère présentait les armes.

"Né à Limoges en 1954, officier de la Légion d’Honneur ET commandeur de l’Ordre National du Mérite, Pierre DARTOUT est diplômé de l’IEP de Paris, licencié en droit et membre de la promotion « Voltaire » de l’ENA.

Il était, depuis 2015, Préfet de la région Aquitaine, Préfet de la Zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, Préfet de la Gironde, après avoir occupé le poste de Préfet de la région Champagne-Ardenne, préfet de la Marne en 2013 et du Val de Marne en 2010.

Durant la période 2005 – 2010, il occupe successivement les fonctions de délégué interministériel à l’aménagement et à la compétitivité des territoires et de directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale.

Nommé Préfet du Var en 2004, Pierre DARTOUT découvre la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur après avoir été à la tête de la préfecture des Pyrénées-Atlantique en 2002, de celle de la Drôme en 2000, et de celle des Pyrénées-Orientales en 1998. De retour en métropole après avoir été préfet de la région Guyane durant 2 ans, il est nommé, en 1997, directeur détaché à l’administration territoriale et les affaires politiques.

Secrétaire général de la préfecture du Calvados en 1992 et directeur de cabinet du Préfet de la région Pays-de-la-Loire, Préfet de la Loire-Atlantique en 1989, Pierre DARTOUT a été chef du bureau des élections et des études politiques en 1986 à la DGA."

Après le dépôt de la gerbe, le recueillement, la sonnerie aux morts, suivie de la minute de silence et de la Marseillaise, le préfet de région PACA a salué les porte-drapeaux et anciens combattants individuellement. 

Malgré une météo très défavorable les représentants des anciens combattants étaient nombreux à venir au Monument des Mobiles pour saluer M. Pierre DARTOUT pour la première fois, nouveau Préfet de la région PACA.

Bon vent à Monsieur Pierre DARTOUT qui connait très bien le 2° REP.

Constantin LIANOS

Président-fondateur de Monsieur Légionnaire

Président de l'AACLE de Marseille - Provence 

Ces tableaux officiels nous permettent de mieux planifier nos actions bénévoles sans oublier les missions des parents et Grands parents !

Vacances scolaires 2017-2018

  Zone A Zone B Zone C
Jour de reprise :  lundi 4 septembre 2017
Fin des cours :  samedi 21 octobre 2017
Jour de reprise :  lundi 6 novembre 2017
Fin des cours :  samedi 23 décembre 2017
Jour de reprise :  lundi 8 janvier 2018
Fin des cours : 
samedi 10 février 2018
Jour de reprise : 
lundi 26 février 2018
Fin des cours : 
samedi 24 février 2018
Jour de reprise : 
lundi 12 mars 2018
Fin des cours : 
samedi 17 février 2018
Jour de reprise : 
lundi 5 mars 2018
Fin des cours : 
samedi 7 avril 2018
Jour de reprise : 
lundi 23 avril 2018
Fin des cours : 
samedi 21 avril 2018
Jour de reprise : 
lundi 7 mai 2018
Fin des cours : 
samedi 14 avril 2018
Jour de reprise : 
lundi 30 avril 2018
Modification pour les académies de CaenNantesOrléans-ToursRennes et Rouen
Fin des cours : mercredi 25 avril 2018
Jour de reprise : lundi 14 mai 2018
Il n'y a pas de pont officiel de l'Ascension en 2018
Fin des cours :  samedi 7 juillet 2018
Zone A Zone B Zone C
Carte des zones
nouvelle carte des vacances scolaires
http://vacances-scolaires.education/zone-b/ 

Hommage au lieutenant Henri Anglès

Le Makoui 

Henri ANGLÈS dit « Le Makoui » est né le 1er Juillet 1918 à Avignon. 

Henri est un provençal de combat, sobre de parole et très discret, mais animé d’une flamme intérieure qui l’a toujours tendu vers un idéal et l’a poussé à l’accomplissement de son devoir  au péril de sa vie !

Après avoir débuté dans l’Infanterie Alpine, en Septembre 1939, il a terminé son stage d’Elève Officier à St Maixent en participant à la défense légendaire de l’Ecole de Cavalerie de Saumur au Pont de Gennes.

 

Démobilisé en Février 1941 après les combats malheureux qui ont accablé nôtre Pays, mais avec une ardeur patriotique il a participé aux batailles libératrices en s’engageant pour la durée de la guerre le 25 Janvier 1945.

Affecté au Train des Equipages, il s’est distingué au passage glorieux du Rhin et sa première citation fut élogieuse.

Je cite « Aspirant calme et courageux, n’a pas hésité en plein jour, à deux reprises les 30 et 31 Mars 1945 à Spire, à faire des reconnaissances extrêmement dangereuses le long du Rhin au contact de l’ennemi afin de permettre à ses camions chargés d’éléments de bateaux d’assurer leur mission dans les meilleures conditions. A permis par son action la réussite de la « construction d’un pont de grande importance ».

Promu Sous-lieutenant et muté à la première Armée, puis à la 171ème Compagnie de transport de la 9ème Division d’Infanterie Coloniale, il fait Campagne en Indochine dont les combats si meurtriers, mais hélas sans espoir restent gravés dans tous les cœurs en amers souvenirs.

 

 

Les hauts faits et le sang versé sur ces terres lointaines par nos troupes demeurent glorieux parmi les actions d’éclat dont nos armées ont écrit l’histoire au cours des siècles sous tous les cieux du monde. Là encore il s’est distingué par sa bravoure et ses qualités de chef récompensées par trois citations.

Citation à l’ordre du Régiment du 30 Décembre 1945 :

Officier ardent et courageux. A participé le 5 Novembre 1945 à Govap à une opération destinée à récupérer un train dans une région fortement tenue par les rebelles. Chargé de la mise en place du dispositif de sûreté, a donné un bel exemple de sang froid et de courage dans l’exécution de sa mission. A par la suite largement contribué par son action personnelle à la réussite d’une opération de nettoyage sous un feu violent au cours de laquelle de pertes sévères furent infligées aux dissidents.

Citation à l’Ordre de la Brigade du 31 Décembre 1945

Chef d’une rame de convoi chargé de transport le groupement Pivier de Saigon à Ban Mi Thuot, a obtenu de ses hommes et de son matériel un effort remarquable qui a assuré le succès de l’opération. Au cours des combats du 30 Novembre au 5 Décembre a fait preuve des plus belles qualités de courage, d’allant et sang froid abattant de sa main trois adversaires.

Citation à l’Ordre de la Division du 14 Avril 1946

Jeune Officier du Train a spontanément offert son matériel et son personnel pour transporter le détachement  Montagnard lors de l’exécution d’un coup de main sur les Monts de l’E.A.D.A.C. - A fait preuve au cours de l’opération de  décision et d’une téméraire bravoure. Se trouvant brusquement à un détour de route en face d’un avant poste, a foncé avec son véhicule, semant la panique parmi les rebelles en tuant deux permettant ainsi de surprendre le gros des forces adverses et assurant la réussite de l’opération.

Que puis-je ajouter à ces citations d’une telle éloquence ?

Oui, j’ajouterai qu’il a été blessé par des éclats de grenade à Muang-Phine au Laos, et qu’il a ainsi mêlé son sang généreux à celui de tous les héros, que  nous honorons et vénérons. C’est pour nous, combattants de la 4ème génération de feu un devoir de mémoire.  

Le Makoui a servi pendant 15 ans la patrie, Deux ans et demi de campagne (France – Allemagne – Cochinchine, 4 citations, une blessure, sont des titres de guerre qui méritent largement le grade supérieur de celui qu’il porte à sa poitrine depuis le 28 Juin 1963 à 19 H 00, un geste de promotion aurait du être fait à son égard. 51 ans se sont passés !!!!!!!!

C’est ainsi que la patrie récompense ses enfants qui se sont battus pour elle et pour notre liberté !

Démobilisé le 3 Novembre 1946, il n’a pas voulu abandonner ces territoires sur lesquels notre drapeau a si longtemps flotté et il a tenu à y maintenir le rayonnement de notre civilisation, en y créant un bureau d’Importation-Exportation à la tête duquel il a déployé les mêmes qualités d’intelligence et d’ardeur au travail.

Il a été président de l’Association des Anciens du Train en Extrême Orient. Henri Anglès dit Makoui a œuvré toute sa vie à faire du bien autour de lui. Il est Chevalier de la Légion d’Honneur depuis 1963

et titulaire de :

·      Croix de guerre 1939-1945 avec une citation

·      Croix de guerre de Théâtres des Opération Extérieurs avec trois citations

·      Croix du Combattant

·      Croix du Combattant Volontaire 1939 - 1945

·      Médaille de blessé

·      Médaille commémorative 1939 - 1945

·      Médaille commémorative de la Campagne d’Indochine

Toute sa vie, il aura donné le parfait exemple de ce que représente le monde combattant au sein de la Nation.

Il est membre à vie de notre amicale.

Merci Monsieur Légionnaire !

Lieutenant-colonel Constantin LIANOS

Président de l’Amicale des Anciens Combattants de la Légion étrangère de Marseille -Provence.

Marseille le 29 Mars 2014

**********

Hommage de Renaud MUSELIER au lieutenant Henri Anglès

 

Bonjour à tous et merci de m’accueillir parmi vous aujourd’hui.

 

Merci au Lieutenant-colonel Constantin LIANOS et aux anciens soldats de la Légion Etrangère d’avoir organisé cette cérémonie d’hommage au lieutenant Henri Anglès, héros de la guerre d’Indochine et de la Campagne de France, merci à vous tous, chers amis, de vous associer à cet hommage mérité, la modestie naturelle et le refus des honneurs du récipiendaire dussent-ils en souffrir.

 

Oui, je suis venu vous dire très simplement que des hommes tels que vous, Henri Anglès, sont l’honneur et l’orgueil de la France.

 

 

Je ne reviendrai pas sur vos brillants états de service, le colonel Lianos vient de le faire avec brio. Vous faites partie de ceux qui ont contribué par leur sacrifice au redressement et à la grandeur de la France.

 

Avec le général Philippe Leclerc, maréchal de France, dont vous étiez le bras droit, vous avez risqué votre vie à maintes reprises de Friedenstat à Saïgon en passant par Hué et Banméthuot pour maintenir la liberté et la dignité de notre nation.

 

Vous avez été grièvement blessé au combat mais vous n’avez jamais renoncé à votre idéal de soldat : celui de servir la France, quoi qu’il en coûte.

 

Henri Anglès, vous êtes un exemple vivant de ce qu’est un « grand ancien » et vos missions prestigieuses fascinent nos imaginations blasées. Grâce à vous, nos enfants apprendront que rien n’est impossible à qui est animé par la volonté et la foi. Grâce à vous, nos enfants apprendront la grandeur de la France éternelle.

 

Certes, le monde a bien changé, chers amis, mais les Français ont plus que jamais besoin d’avoir l’orgueil de la France. Si la France n’a pas le sentiment de sa dignité, si on ne lui propose pas des buts élevés à travers un destin qui la transcende, elle se traîne dans la médiocrité, l’individualisme et le matérialisme.

 

« Il n’y a pas de bonheur sans liberté ni de liberté sans vaillance », disait à juste titre l’historien grec Thucidide. 

Vous avez vu tomber autour de vous de nombreux compagnons d’armes. Vous avez songé que ces humbles morts, ces morts glorieux, incarnaient tous l’amour de la France au moment de leur sacrifice, comme cet attachement viscéral à leur mère patrie les avait animés à toutes les heures de leur combat. Au fil des accrochages, vous êtes devenu la bête noire du général Giap, un tortionnaire récemment décédé et qui avait mis votre tête à prix. Il vous avait surnommé « Makoui », c'est-à-dire « le diable ».

 

Oui, Henri Anglès, vous avez été un chef de convoi diabolique et charismatique, toujours debout dans votre jeep et unanimement respecté. Il vous suffisait de lever le bras pour donner le signal du départ et votre unité s’engageait les yeux fermés dans les maquis les plus périlleux.

 

Cher Henri Anglès, c’est avec fierté que je vais vous décerner la médaille d’honneur de la ville de Marseille pour services rendus à la nation. Je vais le faire avec la joie d’un homme libre qui évoque l’héroïsme tranquille d’un homme libre, avec la reconnaissance admirative de l’ancien ministre qui sait le prix de l’engagement, du courage civique, de l’audace et de la résistance à l’oppression.

 

Je suis d’autant plus heureux de célébrer le guerrier irréductible que vous êtes, Henri Anglès, que nous vivons une époque émolliente où les bases de ce qu’on appelait la morale sont remises en cause et où il est toujours question de droits et jamais de devoirs. Malgré l’avachissement de la civilisation des loisirs et le règne de l’irresponsabilité, votre exemple nous incite à croire en la grandeur de l’aventure humaine.

 

Comme l’écrivait un autre héros de l’Indochine, Hélie Denoix de Saint-Marc, récemment décédé, « la vie est un combat et le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent. Rien n’est sûr, rien n’est facile, tout se conquiert, tout se mérite : si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu. Envers et contre tous, il faut croire en son pays et en son avenir. De toutes les vertus, la plus importante me paraît être le courage et surtout le courage dont on ne parle jamais : celui de rester fidèle à ses rêves de jeunesse ».

 

Sans doute, Henri Anglès, rêviez-vous, enfant, devant le tableau de médaillés militaires de vos ancêtres, de devenir à votre tour un « chevalier sans peur et sans reproche », à l’image du seigneur de Bayard dont la bravoure impressionna jusqu’au roi François 1er. Sans doute, commandant « Makoui », vous êtes-vous inspiré de la tradition des grands militaires Français qui se sont illustrés au service de notre patrie.

 

Henri Anglès, vous entrez vivant dans la légende de la France écrite avec leur sang par nos grands anciens de 14-18 et vous nous léguez un trésor inestimable : les secrets du comportement, du style et de la tenue qui doivent être ceux d’un homme libre. C’est un grand honneur pour moi de saluer cet après-midi, grâce à l’hospitalité de la Légion Etrangère, le grand soldat français, mais aussi l’accomplissement personnel d’un aristocrate de la guerre.

 

Au nom du maire de Marseille, et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je vous décerne, cher Henri Anglès, la médaille d’honneur de la ville la plus rebelle de France : Marseille.