« Monsieur de Bergerac, pour la dernière fois, avez-vous quelque chose à déclarer ? » 

 

 

Votre « Monsieur », monsieur, me fatigue l’oreille

Personne n’a usé d’appellation pareille ;

Quand on s’adresse à moi, on parle à Cyrano.

Si Bergerac est noble, Cyrano est héros

Sur les champs de bataille et non dans les prétoires 

Où l’on parle beaucoup sans récolter de gloire.

 

Innocent ou coupable, qu’importe la sentence

Dois-je vous dire ici que mon cœur s’en balance.

Cœur pur et noble sang sont les seuls à chanter

 En toute connaissance où est la Vérité.

La mienne, cher monsieur, s’écrit en trois syllabes

Qui pour vous sont du grec, du chinois de l’arabe :

Ma Vérité à moi se nomme Liberté

Et personne ici-bas ne pourra me l’ôter.

 

Quel que soient vos avis, je resterai vivant

Ne le suis-je déjà depuis plus de cent ans

Sur bien d’autres théâtres que votre pâle Cour

Je vis dans un nid d’aigle  et vous, en basse-cour.

Tous vos livres de droit, vos traités politiques

Ne vous enseigneront, jamais, dans la pratique

Ce panache qui vole bien au dessus des lois.

 

Le panache est refus de ne penser qu’à soi

Le panache, monsieur, c’est l’aile de l’oiseau

C’est le souffle du vent qui atteint le Très Haut

C’est le rire d’enfant qui se rit du danger 

C’est la main du mendiant qui se tend pour manger 

Mais qui pour rien au monde oserait s’abaisser

C’est l’humour du guerrier mortellement blessé.

 Le suprême panache qui côtoie le tragique 

L’invite galamment à danser en musique.

Le panache est à l’âme ce qu’est à mon visage

La grandeur de mon nez qui transcende les âges.

 

Vertichou ! J’ai voulu être admirable en tout

C’est cela mon panache envers et contre tout.

Nul besoin de mander que l’on m’ouvre la porte

Ce panache, monsieur, malgré vous, je l’emporte.  

 

 

Le 22 septembre 2018

 Jean Noël Beverini (membre de l'académie de Marseille, membre de l'AACLE de Marseille Provence) 

      « Il était une fois Cyrano »

Le panache de Thomas Sertillanges

« Le panache n’est pas la pudeur, mais quelque chose qui s’ajoute à la grandeur et qui bouge au-dessus d’elle. C’est quelque chose de voltigeant, d’excessif et d’un peu frisé, le panache c’est l’esprit de bravoure. C’est le courage dominant à ce point la situation qu’il en trouve le mot. Plaisanter en face du danger, c’est la suprême politesse, un délicat refus de se prendre au tragique. Le panache est alors la pudeur de l’héroïsme comme un sourire par lequel on s’excuse d’être sublime. Le panache, c’est souvent, dans un sacrifice qu’on fait, une consolation d’attitude qu’on se donne. Un peu frivole, un peu théâtral, le panache n’est qu’une grâce mais cette grâce est si difficile à conserver jusque devant la mort que l’on recherche souvent de plus austères noblesses… »

Qui, mieux qu’Edmond Rostand lui-même, dans cette splendide tirade extraite de son discours de réception à l’académie française en 1903 pouvait le mieux définir « le panache à la française », celui de Cyrano de Bergerac ?

Evoquer Rostand dans notre médiocre baragouin du XXI eme siècle, serait assurément le trahir. Or, Thomas Sertillanges, président du festival Edmond Rostand 2018, est un admirateur si fervent du poète marseillais qu’il a choisi d’empanacher de bout en bout sa conférence de mardi après-midi à l’Alcazar de Marseille sur l’histoire, vraie ou mythique, des « Cyranos ». Ce fut tout simplement grandiose et le public s’est retiré émerveillé par cette cascade de mots choisis avec panache. Par une espèce de magie intime, la grandeur d’âme du conférencier a fini par rejoindre celle d’Edmond Rostand et celle de Cyrano. Comme si le peuple français, par-delà les siècles, avait un besoin farouchement ancré dans son cœur de récits épiques ou héroïques exaltant les prouesses de la nation. Une soif de transcendance qui dépasse les individus et ne peut se traduire que dans le cadre de la défense acharnée de la patrie et de la république.

Cyrano de Bergerac est né en 1897 de l’imagination fertile d’Edmond Rostand mais il vivait déjà en lui depuis très longtemps. La gestation fut longue, progressive, et l’accouchement du parturient, explosif. Cette pièce magistrale jouée des centaines de fois partout dans le monde, y compris à Taïwan, n’est pas le fruit du hasard. C’est la captation subtile, au moment le plus propice, entre la cuisante défaite de 1870 et l’appétit de revanche de 1914, de toutes les nuances de l’âme française, nourrie d’un étrange mélange de vaillance hussarde et de discrétion altière. 

Les interprètes ont évolué avec le temps mais chacun se souvient des partitions superbes de Daniel Sorano, de Gérard Depardieu ou de Jacques Weber. Ce qui n’a pas changé et ne changera jamais, c’est le texte époustouflant d’Edmond Rostand. 

Thomas Sertillanges a patiemment raconté l’histoire des Cyranos, celle de Savinien Cyrano, né à Paris (et non à Bergerac) en 1619 et mort en 1655 à Sannois. Cet homme- là n’a rien d’un périgourdin mais il s’engage avec les cadets de Gascogne et souhaite donner à son nom une connotation plus cassoulet et qui ne choque pas ses futurs camarades. Il fait donc ajouter à son nom de Savinien Cyrano celui de « Bergerac », nom d’un fief de la propriété de ses parents dont les Anglais avaient été chassés manu militari. Soldat courageux, Savinien Cyrano, le vrai, a été blessé deux fois au combat, d’une décharge de mousquet et d’un coup d’épée dans la gorge. Il quitte alors l’armée et mène une vie de patachon. Ce n’est que plus tard qu’il se découvre une vocation d’écrivain, il écrit alors des lettres pour ses copains amoureux qui ne savent pas écrire (oui, Roxane, je pense à vous en cet instant), il rédige une comédie intitulée « le pédant joué » où il a cette formule qui sera reprise par Molière dans « les Fourberies de Scapin » : « mais que diable allait-il faire dans cette galère ? »

Ce bon vivant, épris de lettres classiques qui s’écrie sur scène : « mourir n’est rien, c’est achever de naître. Une heure après la mort, notre âme évanouie sera ce qu’elle était une heure avant la vie »a aussitôt été excommunié par l’Eglise mais il a puissamment inspiré le Cyrano de Rostand avec son caractère à l’emporte-pièce et ses tirades éblouissantes. La preuve ? Savinien Cyrano (le vrai) a été grièvement blessé en se promenant dans Paris et en recevant sur la tête une poutre venue d’on ne sait où…Les livres de ce Cyrano furent brûlés sur le bûcher par la confrérie de l’Index dès l’annonce de sa mort comme si l’on avait voulu effacer toute trace de cet hérétique et mécréant.

Thomas Sertillanges a alors raconté la vie d’Edmond Rostand et de son épouse Rosemonde Gérard qui fut son assistante littéraire, celle qui écrivit à son mari le fameux poème : « car vois-tu chaque jour je t’aime davantage, aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain. » C’est parce que sa première pièce en prose n’eut aucun succès que Rostand se jura de ne plus écrire qu’en vers. Rostand, né au 14 de l’actuelle rue Edmond Rostand, va tâtonner quelques années jusqu’à son chef d’œuvre : Cyrano de Bergerac. Le triomphe est colossal. Rostand gagne un argent fou. Cependant, il est dépressif : « écrasé par la responsabilité que me crée l’inattendu triomphe de mon cadet gascon, je ne suis pas l’homme heureux que l’on croit », avoue-t-il. Il se morfond dans sa maison du pays basque, la villa Arnaga à Cambo-Les-Bains : vingt chambres, un jardin versaillais, mais la neurasthénie le guette.

La Grande Guerre éclate. Edmond Rostand voudra s’engager mais l’armée française le refuse en raison de sa santé fragile : il va devenir un infirmier, un épistolier au service exclusif des soldats français. Edmond leur donnera la force de mourir sans désespérer. Puisqu’il ne put les empêcher d’être des martyrs, il leur donnera le courage d’être des héros.

Voilà comment la belle âme de Cyrano a peu à peu inspiré Rostand et lui fait dire, peu avant sa mort en 1918, après  avoir attrapé le grippe espagnole :

« je ne veux que la victoire, ne me demandez pas après ? Après je veux bien la nuit noire et le sommeil sous les cyprès ».

José D’Arrigo

***

Merci à José d'ARRIGO pour ce compte rendu qui m'a permis un rappel de bouillon de culture ! Dommage que plus de 90 % de Marseillais ne connaissant pas Edmond ROSTAND et il fallu d'un parisien pour faire connaître ce marseillais ! 

Bravo à l'Association d'Edmond RISTAND et au Festival présidés par Thomas SERTILLANGES ! 

Constantin LIANOS

Président-fondateur de www.monsieur-legionnaire.org et ses réseaux 

Président-fondateur de l'AACLE de Marseille - Provence. 

Le faux procès de Cyrano à Marseille : oui, merci !

 

« Vous jurez et promettez d’examiner avec l’attention la plus scrupuleuse les charges qui seront portées contre Hercule Savinien Cyrano de Bergerac, de ne trahir ni les intérêts de l’accusé ni ceux de la société qui l’accuse, de n’écouter ni la haine ou la méchanceté ni la crainte ou l’affection, de vous décider d’après les charges et les moyens de défense suivant votre conscience et votre intime conviction avec l’impartialité et la fermeté qui conviennent à un homme probe et libre »…

Thomas Sertillanges, président du festival Edmond Rostand 2018, était plus vrai que nature ce vendredi après-midi au tribunal de commerce de Marseille dans le rôle du président de la cour d’assises devant juger un « criminel » célèbre : Cyrano de Bergerac, héros de la pièce d’Edmond Rostand. Il a su arbitrer les débats d’un œil goguenard comme s’il devinait par avance que l’accusé ne serait jamais condamné aux trente années de réclusion auxquelles il était promis pour l’homicide du vicomte de Valvert, les faux en écritures dans ses lettres à Roxane, le duel prohibé et les insultes envers l’acteur Zacharie Jacob, dit Montfleury, traité de « mortadelle ».

Comme le veut l’usage, le président Sertillanges donne d’emblée la parole à Cyrano pour décliner son identité : « On dit de moi que j’ai l’art de la répartie mais aujourd’hui je quitte la partie ! De quel droit prétendez-vous me juger ? Je hais les compromis, je hais les préjugés, à cette parodie sans tapage, je dis : « non merci ! »,répond Cyrano d’une superbe envolée lyrique.

 Le déroulement du procès est du même acabit : trois avocats des parties civiles vont tenter de pousser Cyrano dans ses retranchements tandis que les trois avocats de la défense vont plaider avec panache l’innocence de Cyrano. Ce fut une pièce magnifique, magistralement interprétée par Thomas Sertillanges mais aussi par Me Geneviève Maillet, bâtonnier de l’ordre des avocats de Marseille qui a tenu avec brio le rôle de l’avocat… général, six jeunes avocats lauréats de la conférence du stage et Edouard Dossetto, époustouflant Cyrano qui apostrophe ainsi le président : « on n’abdique pas l’honneur d’être une cible ! »

Me David Layani, Me Marie Duault et Me Caroline Kazanchi vont alors faire assaut d’éloquence pour nous persuader de la culpabilité de Cyrano : « votre gros nez vous donne-t-il droit à l’insolence et à la sensation d’impunité, s’exclame le premier, vous menacez l’acteur, vous le ridiculisez, mais votre liberté n’existe qu’en enterrant celle des autres ! Vous prétendez que cette pièce était atroce, mal jouée, navrante, que son interprète était gras dans son verbe, dans son phrasé, dans son âme. Comment apprécier le meilleur si vous n’avez pas connu le pire ? »

« Vos diatribes sont diffamatoires, la talent n’autorise pas les excès, renchérissent les deux parties civiles suivantes, vous souillez le vicomte Valvert, vous déshonorez le comte De Guiche, vous bafouez la hiérarchie militaire, vous n’avez que faire de l’autorité et par vos hardiesses vous mettez en péril tout un régiment ! En outre, vous enfreignez ouvertement l’édit de Richelieu qui interdit désormais les duels. » Me Kazanchi essaie de nous convaincre que Roxane a été manipulée par Cyrano et qu’elle était sous son emprise : « Roxane a vingt ans, c’est une amoureuse de vingt ans comme on en rencontre tant…C’est la quintessence de l’abnégation amoureuse. Elle rêve des mots charmants de Christian. Le drame, c’est que Christian est trop bête et Cyrano trop laid ! Pour vous Cyrano, Roxane est une marionnette, un trophée, vous voulez lui éviter d’avoir à faire un choix draconien entre le beau et le laid. Vos mots sont si beaux Cyrano qu’elle connait toutes vos lettres par cœur. Elle tombe amoureuse de vos vers merveilleux et elle épouse Christian sur la base de votre imposture : ce n’est qu’une manipulation perverse pour satisfaire votre ego torturé ! »

Il est vrai que Roxane avouera plus tard, lorsqu’elle se fanera doucement au couvent en brodant des habits : « je n’ai aimé qu’un seul être et je le perds deux fois ! »

Me Geneviève Maillet va pousser l’accusation plus loin encore et requérir trente ans de réclusion à l’encontre de l’accusé : « les faits ne sont pas des infractions vénielles, tonne-t-elle dans son box, vous refusez la norme, quelle qu’elle soit, vous provoquez, vous défiez en duel avec votre lame, vous êtes un danger public Cyrano ! Vous prîtes en haine Montfleury et lui fîtes défense de reparaître en scène ! Vous êtes un tyran, vous jouez au chat et à la souris avec vos proies, « si tu joues je vais être obligé de te fesser les joues et de te découper comme une mortadelle », lancez-vous à Montfleury, vous êtes le bretteur de service celui qui tue avec préméditation en aggravant l’effroi de sa victime par une mise en scène et s’exclame : « à la fin de l’envoie, je touche ! »

« Serial-Killer » Cyrano ? Spadassin Cyrano ? Fier-à-bras ? « Que nenni », vont répliquer en chœur les trois avocats de la défense : Me Anthony Zamantian, Me Pierre Le Beller et Me Laurence Khashimov-Fara. « Mesdames et messieurs les jurés, sur le banc des accusés a pris place l’un des plus grands poètes et philosophes français, il est là parce qu’il est le plus fabuleux interprète de notre liberté la plus chère : la liberté d’expression. Montfleury a préféré prendre la fuite parce qu’il avait conscience que les critiques de Cyrano étaient justifiées. Le talon d’Achille de Cyrano, finalement, c’est son panache. Le problème dans ce procès, c’est d’incarner une allure plus qu’une posture, d’être libre, courageux, sincère, entier. Cyrano, c’est le panache à l’état pur ».

Cyrano a su parfois « conjuguer le grotesque au sublime » en portant en triomphe son propre caractère.  L’excès n’était pour lui qu’une demi-mesure. Sa seule infraction : avoir aimé à la folie une femme inaccessible et « s’être battu sans espoir de succès parce que c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ». Acquitté à l’unanimité par le public présent, Cyrano a eu le dernier mot avec ces vers dignes d’Edmond Rostand et signés par Jean Noël Beverini et Jean-Claude Martin : « Ma vérité à moi se nomme liberté, innocent ou coupable mon cœur s’en balance, je vis dans un nid d’aigle et vous en basse-cour…

Comme dirait De Guiche : « voyez-vous, lorsqu’on a trop réussi sa vie, on sent, n’ayant rien fait, mon Dieu, de vraiment mal, mille petits dégoûts de soi dont le total ne fait pas un remords mais une gêne obscure, et les manteaux de duc traînent dans leur fourrure – pendant que des grandeurs on monte les degrés – un bruit d’illusions sèches et de regrets, comme, quand vous montez lentement vers ces portes, votre robe de deuil traîne des feuilles mortes ».

                                            José D’Arrigo

Réflexion: destin de femme de légionnaire: 

 

Combien existe-t-il de ces gens sans importance qui espèrent s’élever dans l’échelle sociale et sont broyés par des communautés de snobs qui ne leur donneront pas la moindre chance. Cette femme avait laissé l’impression si vague qu’on ne se souvenait même pas de son nom dans la communauté où elle avait pourtant séjourné en tant que compagne de légionnaire.

 

Aquarele Louis Perez Y Cid 

 

Une grande partie de sa vie active, elle l’a passé comme “femme au foyer”, elle était de celles qui, administrativement, était “sans profession”. Venu d’un ailleurs lointain, elle était une de ces femmes “au foyer”, celles qui réalisent la majeure partie des tâches du ménage: entretien domestique, achats, épluchage… du budget, repas, surveillances et éducations des enfants. Lors du décès de son compagnon de vie, elle devenait administrativement “parent isolé”. Isolée? voilà bien une expression qui lui correspondait parfaitement. Cette supermaman subissait aussi souvent les aggressions fréquentes de dépressions, conséquences incontournables d’une vie difficile où se subissait le sentiment d’être victime d’une situation malgrè tout acceptée mais dont les contraintes et les obligations s’étaient accentuées jusqu’à devenir insupportables.

 

Quand le mari ou le compagnon vient à disparaître, elles ne sont plus rien, elles entrent dans une forme d’anonymat, elles n’existent tout simplement plus pour cette communauté particulière fût-elle légionnaire, sa principale rivale quant à partager  la vie de son “homme” du temps de son vivant.

 

Ce dernier, souvent épuisé par une journée harassante n’avait que l’ envie d’être au calme pour récupérer d’une activité toujours plus envahissante et l’âge venant…

 

Lors du décès de son conjoint, celui-ci lui laissa peu d’argent pour faire face et survivre. ils n’étaient pas mariés, mais elle parvient néanmoins à bénéficier d’allocations de solidarité aux personnes âgées actuellement un peu plus de 600 euros par mois.

 

Qui encore pensait à elle, il y a tellement longtemps qu’elle avait quitté la vie “active”, son souvenir remontait au temps de la mise à la retraite de son compagnon.

 

Elle cherchait les renseignements pour améliorer sa petite condition matérielle de vie, mais ne faisait plus appel aux assistants sociales qui ne répondaient jamais à ses sollicitations et il lui semblait bien qu’elle les ennuyait. Récemment elle s’était modernisée avec la naviguation sur l’internet d’une de ses filles et participa à des forums réussissant à mettre une pause à sa solitude jusqu’à oser: “j’ai 72 ans, élevé 9 enfants, ai-je droit à quelque chose ? combien environ? Dites moi quoi faire SVP!”

 

Elle s’est éteinte sans avoir d’autre maladie que celle d’être épuisée; trois de ses enfants qui avaient gardé le contact avec leur mère étaient là pour sa mise en “terre commune” dans le cimetière du village où elle résidait.

 

A Dieu Madame, à l’annonce de votre décès je me souvenais surtout de votre gentillesse, de votre dignité et de votre élégante beauté, je regrette beaucoup que la vie ne vous ait aucunement épargnée et que vous n’ayez point trouvé cette solidarité que vous recherchiez sans jamais la rencontrer… mais existe t-elle vraiment au delà des mots ? Il n’y a pas si longtemps j’entendais dire: “que l’on ne pouvait pas prendre toutes les misères du monde en compte…”. Alors … quelques amicales ont pris en compte les compagnes et veuves de nos camarades décédés et c’est une très bonne chose, pas de famille, ce “gros mot”, sans exemple concret !

 

Christian MORISOT

 

***

 

Merci Christian,

 

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En effet, ce texte pourrait parfaitement convenir comme préface au livre en préparation de Pierre DUFOUR qui nous a quitté le 2 Août, qui, suite à ta demande et le consentement d' Anne-Claire DUFOUR nous lui avons rendu les honneurs le Mardi 7 Août 2018 à Marseille. 

 

Constantin LIANOS 

 

Ancien Légionnaire Officier, dont son épouse a porté le deuil pendant trois jours ! pour finalement prêter ses vêtements à la vraie veuve ! 

 

Ainsi va le monde ! 

 

C'est en cherchant une paire de chaussette vertes que je suis tombé sur cette boutique, le proprietaire très aimable m'a indiqué qu'il fera son possible de m'en trouver une rapidement.

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Puis, nous parlons de l'histoire de la rue du Bac en lui disant que toutes les rues de Paris ont leur histoire. C'est là que Gérard DURAND me dit que l'histoire de la rue du Bac est extraordinaire ! et me tend une carte pour visiter son site : 

http://www.accessoires-mode.com/

https://www.youtube.com/watch?v=xR7k5x4vfEk&feature=youtu.be on peut écouter cet homme passionné par ce qu'il fait, rien d'étonnant c'est un ancien militaire !

https://www.youtube.com/watch?v=gNwvREAd9kc&feature=youtu.be

http://parisavant.com/index.php?x=search&q=gérard+durand

En effet, Gérard est un passionné de l'histoire, il pourra vous parler des heures de la rue du Bac !

Constantin LIANOS

Président-fondateur de https://www.monsieur-legionnaire.org et www.monsieur-legionnaire.com